L'actualité régionale du 17 mars

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On débute à La Réunion, avec un point de situation sur place.

16 décès et 902 nouveaux cas ont été recensés dans le département sur les sept derniers jours. Parmi, les seize décès, on retrouve cinq patients mahorais arrivés à La Réunion après évacuations sanitaires. Les seize patients décédés étaient tous âgés de plus de 50 ans. Au total, à La Réunion, 22 patients mahorais ont succombé au covid après avoir été évasanés selon l’ARS La Réunion. L’ARS Mayotte communiquait lundi sur deux nouveaux décès de patients mahorais évasanés portant à un total de 18 décès.

Le taux d’incidence hebdomadaire dans le département voisin est en baisse et atteint 106 cas pour 100 000 habitants. Les autorités précisant que la situation se stabilise. Au 16 mars, 57 lits de réanimations étaient occupés par des patients positifs au covid sur les 122 lits de réanimations que comptent le territoire. Sans oublier qu’on a évasané quatre patients mahorais de La Réunion vers la métropole au début du mois de mars.

A Madagascar, l’université a été prise d’assault par les forces de l’ordre.

De nouvelles manifestations ont éclaté, lundi. Les forces de l'ordre ont pénétré sur le campus, quatre manifestants ont été blessés, dont deux gravement. On rappelle que les étudiants malgaches réclament depuis de longs mois le versement de leurs bourses. Malgré les promesses, rien n’a été fait pour le moment raconte Fabrice Floch dans son article sur le site de réunion la 1ere.

Cela doit leur permettre de percevoir les quelques ariary qui leur permettent d'acheter du riz et des brèdes pour se nourrir. L'intervention très musclée des gendarmes, elle, a eu l'effet inverse de celui qui était semble-t-il recherché. Les étudiants se disent encore plus déterminés à poursuivre le mouvement. De plus, l'intrusion des forces de l'ordre sur le campus a été dénoncée par le président de la faculté en personne.

Le gouvernement, lundi, avait décidé de verser les arriérés des bourses pour les étudiants de Tamatave et Tuléar. Par contre, ceux de la capitale, tanarive, ne toucheront qu’une petite partie. Les conditions de vie et de travail à la cité universitaire de la capitale sont également pointé du doigt par une partie des 35 000 étudiants du campus qui se confient au journal le monde.


Les liaisons aériennes entre Maurice et La Réunion vont-elles reprendre ?

Si on en croit, le communiqué de la compagnie aérienne Air Mauritius, on peut dire oui. La compagnie relancera la semaine prochaine un vol par semaine entre l’île Maurice et La Réunion. Quasiment privé d’avions, l’aéroport du pays a réservé une salle d’enregistrement pour la nouvelle phase de vaccination contre la Covid-19.

Le vol se déroulera tous les lundis. Il est prévu à l’atterrissage à La Réunion vers 9h45 pour repartir à Maurice sur les coups de 11h30. Ce vol retour repartira à vide. Air Mauritius précisant que cette rotation vers Saint-Denis est réservée « pour les passagers voyageant en provenance de l’île Maurice uniquement ». L’ile étant confinée depuis la semaine dernière, la compagnie aérienne rappelle qu’aucun passager ne sera embarqué à destination de Maurice jusqu’au 26 mars 2021 à 0h00.

Dans le pays, on a également appris que la récolté sucrière avait baissé de 23% en 2020 par apport à 2019. Même chose pour la production des feuilles de thé, elle a baissé de 38,7% en 2020, année marquée par le coronavirus.


Un petit mot pour terminer concernant le président tanzanien, John Magufuli

On n’a toujours aucune nouvelle du président tanzanien. Cela fait désormais 18 jours qu’il n’est plus apparu en public.

Selon des analystes interrogés par l'AFP, le silence même de M. Magufuli est parlant. "Je pense que quoi qu'il se passe (...) il est évident que le pouvoir tente de gagner du temps", affirme Nic Cheeseman, professeur de démocratie à l'université de Birmingham et spécialiste de la région avant de conclure  avant de conclure que tenter gagner du temps n'a de sens que si le président est très malade, en incapacité, ou mort. »

Et l’opposition commence à demander des explications sur cette situation. "Nous devons savoir qui dirige actuellement le gouvernement, avec quels pouvoir constitutionnels" a notamment déclaré le chef du parti d’opposition, Zitto Kabwé.

Nic Cheeseman, lui, trouve "remarquable" que le gouvernement parvienne à garder la localisation du président secrète "dans le monde moderne d'internet, des citoyens-journalistes et des réseaux sociaux". Tout en nuançant son propos, rappelant que le pays est soumis à la censure dans les médias. Le gouvernement a, par exemple, promis la prison pour ceux qui feraient courir des rumeurs sur la santé du président.