MADAGASCAR : 21 personnes, dont deux français, sont accusées d’avoir voulu assassiner le chef de l’Etat

océan indien
Andry Rajoelina, président de Madagascar, janvier 2019
©Francetv
Un procès hors-normes s’est ouvert au palais de justice d’Antananarivo. Le complot avait été baptisé du nom de code « Apollo 21 »

L’instruction a été assez rapide. Quatre mois après leur arrestation, la vingtaine d’accusés est déjà dans le box devant les juges.

Les deux principaux protagonistes d’Apollo 21 sont Paul Rafanoharana, nationalité française, ancien conseiller diplomatique du président Andry Rajoelina ; et Philippe François, colonel à la retraite de l’armée française, qui avait monté une société d’investissement à Madagascar.

On trouve aussi des officiers supérieurs de l’armée malgache. Ils sont poursuivis pour atteinte à la sûreté de l’Etat, association de malfaiteurs et complot en vue d’assassiner le président. Selon la procureure générale, ils auraient échafaudé « un plan d’élimination et de neutralisation de diverses personnalités malgaches dont le chef de l’Etat ».

L’ouverture du procès s’est déroulée sous très haute sécurité. Dans la salle d’audience, de nombreux hommes en armes étaient présents, en tenue et en civil. Hier on a procédé à la longue lecture de l’acte d’accusation en français et en malgache.

Une avocate s’est plainte de n’avoir pas eu le temps de préparer la défense de ses clients avec seulement 30 minutes de parloir à la prison …pour les 400 pages de dossier d’instruction.