Au mois de février dernier, la Commission des Thons de l’Océan Indien réunie au Kenya a recommandé que les navires industriels réduisent l’utilisation des DCP flottants. Ce sont des sortes de radeaux dérivants servant d’appâts pour les poissons. Chaque bateau en utilise jusqu’à 300. Leur nombre doit être diminué à 250 à partir du 1er janvier 2024, et à 200 l’année suivante. A cela s’ajoute une interdiction de les utiliser pendant 72 jours dans l’année.
Certaines espèces de thon sont surexploitées, comme l’albacore ou le thon obèse, au point qu’on n’arrive plus à reconstituer les stocks. Plusieurs ONG demandent aux autorités malgaches d’imposer cette limitation.
Les bateaux usines sont européens, pour la plupart espagnols et quelques français. Leur activité menace les pêcheurs artisanaux de Madagascar, mais aussi ceux des autres îles.