Des maires réélus à la tête des intercommunalités

élections sada
Saïd Omar Oili, président de l'Interco de Petite Terre
Saïd Omar Oili, maire de Dzaoudzi-Labattoir (à gauche) a reçu le soutien de Nizar Souffou (à droite), membre de l'opposition à Pamandzi pour assurer sa réélection à la présidence de la communauté de communes de Petite Terre. ©Zohra Abdou Kaphet/Mayotte la 1ère
Saïd Omar Oili et Saïd Ibrahima ont été élus respectivement à la tête de la Communauté des communes de Petite Terre (CCPT) et de la Communauté des communes du Centre-Ouest (3CO). Réélus dans leur commune, ils espèrent amorcer ces collectivités qui ont vu le jour il y a moins de 6 ans.
Saïd Omar Oili a pris l'habitude de gagner les élections auxquelles il se présente dès le 1er tour. Une fois n'est pas coutume, c'est ce scénario qui s'est produit ce matin lors de l'élection du président de la Communauté de communes de Petite Terre (CCPT). Saïd Omar Oili, président sortant avait un atout de taille, les 12 voix de sa majorité municipale du Nema. Restait donc à piocher 4 voix au moins pour gagner le scrutin.
 
Madi Madi Souf maire de Pamandzi
Madi Madi Souf, le nouveau maire de Pamandzi et doyen des conseillers communautaires n'a pas pu faire imposer l'élection de son candidat Ousseni Maandhui. ©Zohra Abdou Kaphet/Mayotte la 1ère

Des voix qui sont venues principalement de l'opposition de la commune de Pamandzi, en témoigne le poste de 1er vice-président obtenu par Nizar Soufou. Et même une partie de l'opposition de Labattoir a soutenu l'ancien président du conseil général puisque celui-ci l'a emporté avec 18 voix contre 12 pour Ousseni Maandhui, issu de la majorité municipale MDM de la commune de Pamandzi.
Une victoire qui permettra de s'inscrire dans la continuité pour le président de la CCPT et de s'attaquer aux axes prioritaires du mandat
 

Saïd Omar Oili énumère les priorités de son second mandat pour la CCPT


Du côté de son adversaire Ousseni Maandhui, c'est la déception. Il estime que durant le mandat écoulé, la CCPT a été une annexe de la seule commune de Dzaoudzi-Labattoir.
 

"A l'interco, on se croirait à la mairie de Dzaoudzi-Labattoir." Ousseni Maandhui, candidat de la commune de Pamandzi à la présidence de la CCPT

Un sentiment d'abandon exprimé également par le conseiller départemental Daniel Zaïdani sur son compte Facebook.

Pour résumer l’Interco de Petite-terre : Labattoir a voté Labattoir et l’opposition municipale de Pamandzi a voté Labattoir! Mes chers Pamandziens je vous prends à témoin : ZI KWELI ZI VENOUHA LEO!

Publiée par Daniel Zaïdani sur Vendredi 10 juillet 2020
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Pas de suspens pour la présidence de la 3CO

Du côté du Centre-Ouest, il y a eu beaucoup moins de suspens. Il n'y avait qu'un seul candidat à la succession de l'ancien mlaire de Chiconi Zaïnoudine Antoyissa. Il s'agit du maire réélu de Mtsangamouji Saïd Ibrahima. Celui-ci, malgré la requête déposée par ses opposants dans sa commune, a été élu à la quasi unanimité, 37 voix sur 40 (il y a eu 3 votes blancs).
 
Saïd Ibrahima président de la 3CO et maire de Mtsangamouji
Saïd Ibrahima a été élu à la quasi-unanimité à la présidence de la 3CO. ©Hassadi Razafitseheno/Mayotte la 1ère

En revanche, l'élection des vices-présidents a été beaucoup plus serrée. Ainsi, pour la 2e vice-présidence, Mohamed Allaoui de la commune de Sada est arrivé à égalité de voix avec Papa Ahmed Combo, tête de liste LR battu à Ouangani (20 voix chacun). Il a fallu un second tour et c'est le Sadois qui l'a emporté 22 voix contre 18.
 
Election du président de la 3CO
L'élection des vice-présidents de la 3CO a été beaucoup plus disputée que celle du président. Il a fallu une interruption de séance pour départager Mohamed Allaoui de Sada et Papa Ahmed Combo de Ouangani. ©Hassadi Razafitseheno/Mayotte la 1ère

Au vu des personnes élues aux postes de vice-présidents, il apparaît que la 3CO sera une "majorité-macédoine" composée des majorités municipales de Sada (divers droite), Mtsangamouji (LR) et Ouangani (MDM), appuyées par les oppositions de Chiconi (sans étiquette) et Tsingoni (MDM). D'ailleurs, des têtes de listes battues telles qu'Ibrahim Boinahery et Ambdoulhanyou Ibrahima à Tsingoni ou encore Zaïnaba Ridhoi à Chiconi ont obtenu des postes de vice-présidents. Nul doute que les perdants essaieront de se rattraper lors des élections du SMEAM et du SIDEVAM.
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