Opération Wuambushu : Mansour Kamardine demande le retrait de la nationalité française pour les ministres comoriens

Mansour Kamardine
C’est dans communiqué du 28 avril, que le député LR formule cette demande au gouvernement. Il vise également les hauts responsables comoriens possédant la double nationalité.

Le bras de fer franco-comorien concernant l’opération Wuambushu a le don d’agacer les élus mahorais qui demandent à l’État de prendre des mesures fortes. Suite au refus de l'Union des Comores d’accepter ses ressortissants expulsés de Mayotte, le député de droite Mansour Kamardine demande au ministère de l’intérieur et au Quai d’Orsay « la plus grande fermeté ». Concrètement, il réclame le retrait de la nationalité française pour les ministres  et hauts responsables comoriens possédant la double nationalité. Il prône l'article 23-7 du code civil qui dispose que « le Français qui se comporte en fait comme le national d'un pays étranger peut, s'il a la nationalité de ce pays, être déclaré, par décret après avis conforme du Conseil d'État, avoir perdu la qualité de Français ». L’élu affirme que la moitié des membres du gouvernement comorien possède la nationalité française et pourtant « ils tentent de faire échouer l’opération Wuambushu. »

 

Suspension des visas

Dans sa requête, Mansour Kamardine demande plusieurs choses notamment « la suspension des visas de toute sorte, à destination de Mayotte ou de toute autre partie du territoire français, y compris des visas de circulation délivrés à des ressortissants comoriens. » Il recommande aussi au gouvernement la fermeture du service des étrangers à la préfecture de Mayotte. Ainsi que « la suspension de toute instruction de titre de séjour et la fermeture complète du service des visas de l’ambassade de France à Moroni. » Il souhaite également que désormais « tout ressortissant comorien sollicitant un visa ou un titre de séjour pour la France reconnaisse, par écrit, l’appartenance de Mayotte à la France dans ses démarches administratives et que l’absence de cette reconnaissance soit un motif de rejet de sa demande. »

Enfin, il indique qu’il est temps que la France étudie « la suspension des transferts financiers de la France aux Comores. » Une recommandation qui avait déjà été soulevée par d’autres élus de Mayotte.