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Revue de presse régionale

  • Par Chamsudine Ali
  • Publié le , mis à jour le
COMORES
Le désarroi des retraités aux Comores. La caisse de retraite vient de décider de payer les pensions uniquement par virement.


Le problème est que la plupart des retraités n’ont pas de compte en banque. L’ouverture d’un compte leur coûtera relativement cher, et les frais bancaires sont élevés aux Comores ; ils vont venir rogner leurs maigres retraites. Cela fait déjà longtemps que la Caisse Nationale essaie de passer progressivement au paiement par virement, mais elle a décidé de brusquer les choses depuis un cambriolage qui a eu lieu le 3 janvier dernier. 18 millions de francs comoriens – soit 36 000 euros – ont disparu du coffre fort de la Caisse sans aucune effraction et personne n’a encore pu percer le mystère. De toute évidence c’est un membre du personnel parmi les rares qui avaient la combinaison du coffre; mais l’enquête n’a pas avancé. Les pauvres retraités se retrouvent dans l’obligation d’ouvrir un compte et d’aller faire la queue à la banque.

LA REUNION
A la Réunion, la petite ville de Cilaos est coupée du monde depuis le passage de la tempête Berguitta la semaine dernière.


Cilaos, 6000 habitants se trouve au milieu d’un cirque de montagnes qui porte son nom. C’est une ville très touristique et l’une des premières attractions que vont y chercher les visiteurs est précisément la route qui y mène. 30 kilomètres de virages, de précipices impressionnants, de tunnels. Cette route est impraticable depuis le passage de Berguitta. Il y a eu de nombreux éboulis, et il y en a encore aujourd’hui. Un témoin a posté sur les réseaux sociaux les images d’un pan de montagne en train de se détacher avant de s’effondrer sur la route. La population est donc isolée, reliée au reste de l’Ile uniquement par hélicoptère, ce qui n’est pas à la portée de toutes les bourses. Les services de l’équipement auront beaucoup de travail de sécurisation et de déblaiement avant de rétablir la circulation.

ZANZIBAR
Zanzibar manque d’eau, et cela devient de plus en plus préoccupant alors que la population augmente.


Le dernier recensement à Zanzibar date de 2012, et l’on y comptait 1,3 millions habitants. La production quotidienne d’eau potable est de 162 millions de litres, il en faudrait 230 millions de plus selon les autorités. Certaines zones sont particulièrement touchées par les coupures d’eau, y compris la capitale Stonetown. Il n’y a pas de montagnes à Zanzibar, pas de retenues collinaires. Les réserves sont rares, il y a des stations de pompage de la nappe phréatique. De gros investissements sont en cours, une compagnie chinoise est en train d’installer des containers d’eau et des canalisations, mais cela ne suffira pas. « On songe de plus en plus à installer des usines de dessalement de l’eau de mer mais c’est un investissement très lourd » écrit le journal Daily News.  Le journal rappelle que c’est un enjeu mondial. « Une personne sur six n’a pas accès à l’eau potable dans le monde. Si rien n’es fait, en 2025 c’est un tiers de l’humanité qui manquera d’eau ».

MOZAMBIQUE
Une épouvantable histoire de cannibale au Mozambique. Un homme a été arrêté par la police, ce qui lui a d’ailleurs sauvé la vie car il risquait d’être lynché.


Cela s’est passé à Tete, une ville à l’oust du pays. Les détails sont assez effrayants, dignes d’un film d’horreur: Une perquisition chez cet homme de 30 ans a conduit à la découverte de bras et de jambes d’enfants déjà cuits et conservés dans des pots. Il allait se fournir dans un cimetière où l’on avait remarqué que des tombes de défunts récents avaient été profanées.  La police l’a arrêté juste à temps avant qu’il ne soit lynché par le voisinage.
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