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Revue de presse régionale

  • Par Chamsudine Ali
  • Publié le , mis à jour le
COMORES
Les défections dans le comité de pilotage des Assises Nationales aux Comores continuent de faire des vagues.


Le gouvernorat de l’Ile d’Anjouan, par un communiqué réitère son refus de participer aux Assises Nationales et annonce par avance qu’il ne reconnaitra aucune légitimité aux conclusions qui en seront issues.
Cela bouge aussi du côté de Moheli, où l’exécutif dénonce des dysfonctionnements.
La présidence de l’Union des Comores, elle,  affiche le soutien de la communauté internationale pour ces Assises. Dans un communiqué le palais de Beit Salaam informe que les Nations Unies, la Ligue Arabe, l’Union Africaine soutiennent ce « moment historique » et ont envoyé des représentants pour y assister.
Rappelons que ces Assises se tiennent du 2 au 12 février.

MADAGASCAR
Le retour des coupures d’électricité à Antananarivo. Les habitants de la capitale malgache se croyaient définitivement à l’abri, mais ça recommence.


Des coupures le soir surtout. Elles peuvent durer entre 45 minutes et 1h30, mais ce ne sont pas des délestages comme avant. C’est à cause du mauvais temps explique la JIRAMA, la société nationale d’électricité. Les pluies ont noyé des installations. Il faut constamment effectuer des réparations.
En principe il n’y a plus besoin d’effectuer des délestages à Antananarivo depuis que les capacités de production ont été augmentées ; mais une partie du matériel reste vétuste et une forte pluie suffit à les mettre hors service, et cela prend du temps à redémarrer.


A Madagascar toujours, on assiste à une grogne des journalistes au sujet de la carte professionnelle.

L’OJM, l’organisation des journalistes malgache proteste contre l’ingérence de l’Etat dans l’octroi des cartes de presse. Normalement, la carte professionnelle doit être délivrée par un organisme indépendant, une commission paritaire entre journalistes et patrons de presse, comme c’est le cas en France, mais les journalistes dénoncent la mainmise du ministère de la communication sur la délivrance de ces cartes. Il faut rappeler que Madagascar est en pleine année électorale avec son lot de tensions et de pressions sur tout ce qui touche à l’information.

LA REUNION
Scandale à la Réunion, un professeur de collège est poursuivi parce qu’il entretenait une relation avec une élève.


C’est un enseignant du collège Jules Reydellet à Saint-Denis. Il a été placé en garde à vue, puis présenté au tribunal.  Il fréquentait une de ses élèves agée de 14 ans, depuis elle a eu 15 ans.  L’âge est important car la majorité sexuelle est à 15 ans. En dessous il y a « atteinte sexuelle sur mineure ».
Pour sa défense le professeur dit deux choses : qu’il n’a pas eu de relations sexuelles avec elle avant ses 15 ans ; et qu’il est amoureux d’elle. Reste à savoir ce que dira l’enquête et ce qu’en penseront les juges.

MAURICE
Un chiffre qui en dit long sur la situation de l’emploi à l’île Maurice : il y a 3 770 postes vacants dans la fonction publique. Des postes qui n’ont pas trouvé preneur.


Les chiffres officiels de la Fonction publique indiquent que durant les six derniers mois de 2017, 3 840 fonctionnaires ont été recrutés. Il reste  3 770 postes à pourvoir.
On recherche une vase palette de spécialités : des surveillants des pêches, des enseignants, des bibliothécaires, des techniciens agricoles. Un peu de tout. Le journal « l’express » » explique que le ministère de la fonction publique a envoyé une circulaire dans tous les services de l’Etat pour appliquer d’urgence le plan de recrutement. Il faut trouver ces fonctionnaires.
Il faut dire que l’île Maurice, depuis de nombreuses années, frôle plus ou moins la situation de plein emploi ; et que le secteur privé est plus attractif que la fonction publique.

MOZAMBIQUE
Au Mozambique, il y a trop de morts dans les accidents de moto. La police a lancé une campagne de prévention
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Rien que dans la province de Manica, il y a eu dernièrement 15 accidents de moto qui ont fait 16 morts. Chocs de motos contre voitures ou de motos entre elles. Les autorités veulent les réduire et cela commence par une recommandation qui peut  nous sembler évidente : il serait mieux que les motards portent un casque. Le port du casque est très rare au Mozambique. La plupart des motards circulent cheveux au vent, parfois à deux sur une moto mais aussi souvent à trois même quatre. En cas de chute cela peut avoir des conséquences catastrophiques. Le casque est obligatoire mais il est presque impossible pour les policiers d’arrêter les contrevenants. Le délit de fuite est une pratique très répandue.


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