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Revue de presse régionale

  • Bruno Minas
  • Publié le , mis à jour le
COMORES
Les Assises nationales ont débuté hier après-midi à Moroni. Nous en parlons dans nos différentes éditions. Le journal « Al Watwan » rapporte que les enseignants comoriens viennent de se mettre en grève à l’occasion de ces Assises.


Les syndicats enseignants voulaient manifester le week-end dernier, mais cela leur a été interdit. Ils procèdent donc à un arrêt de travail. Leur revendication : le paiement des salaires tout simplement. Les retards de paiement des salaires des fonctionnaires sont un problème récurrent aux Comores. Les enseignants réclament aujourd’hui leur salaire du mois de mai de l’année dernière. Cela ne veut pas dire qu’ils ne sont pas payés depuis, mais que l’administration a sauté le mois de mai. Alors que se déroulent les Assises, le ministère de l’Intérieur a jugé que leur volonté de manifester était politique. « L’Intersyndicale va en conséquence suspendre les cours toute la durée des assises, et “tenir ses propres assises” au lycée Saïd Mohamed Cheikh », écrit « Al Watwan ».

MADAGASCAR
Les conditions d’une élection crédible sont-elles réunies à Madagascar ? La question est posée par le journal Midi-Madagascar.


Et la réponse est clairement non, selon le journal : « les projets de loi sur les élections ne sont pas encore prêts à être soumis au vote du Parlement, l’objectif de 10 millions d’électeurs n’est pas atteint, les financements ne sont pas prêts, et les escalades verbales sur l’éligibilité de candidats atteignent un degré redoutable ».  C’est sans doute sur ce dernier point de l’éligibilité des candidats  que les doutes doivent être levés le plus tôt possible. Derrière cette question, il y a le cas de Marc Ravalomanana. Ancien président, et candidat à la présidentielle. Il a été condamné dans l’affaire du massacre de février 2009 contre une manifestation d’opposition à Antananarivo. Lui conteste la légalité de la cour qui l’a condamnée. Tant qu’une décision de justice ne sera pas rendue, une épée de Damoclès restera au dessus de sa tête alors qu’il a de nombreux partisans.

Justement, à propos des événements tragiques de février 2009, on est aujourd’hui à la veille de cet anniversaire douloureux.

Il y a neuf ans, le 7 février 2009 la garde présidentielle,  débordée par une manifestation massive, tirait sur la foule en plein centre ville de Tana faisant une trentaine de morts. Le bilan n’a jamais été bien établi.  Une foule de partisans d’Andry Rajoelina , maire déchu d’Antananarivo à l’époque , avait marché vers le palais abritant quelques bureaux de la présidence. Une foule désarmée, pas même un bâtoan, avait déclenché une panique des forces de l’ordre.  Ce massacre avait précipité la chute de Marc Ravalomanana et l’accession au pouvoir d’Andry Rajoelina.
Il n’y a pas de commémoration officielle de cet événement. « Comme si la classe politique ne voulait pas réveiller les vieux démons » écrit Midi-Madagascar. Le journal ajoute que  « L’histoire de Madagascar est jalonnée de tueries et de massacres que l’on considère comme des péripéties. Il y a eu notamment 1991. Les dizaines de morts de la marche sur Iavoloha le 10 août, 27 ans après, presque personne n’en parle ».

SEYCHELLES
50 enseignants étrangers sont attendus cette semaine aux Seychelles. Ils viennent de Zambie et de l’Ile Maurice


Les Seychelles manquent d’enseignants pour le primaire et le secondaire. Il y a eu des départs à la retraite qui n’ont pas pu être remplacés. Donc on les cherche ailleurs. La Zambie et l’Ile Maurice ont passé un accord avec le gouvernement seychellois. Des contacts ont été pris avec d’autres pays : le Botswana, le Kenya, Madagascar, le Sri Lanka et même beaucoup plus loin : les Iles Fidji et les Philippines.
Les étudiants universitaires seychellois sont également mis à contribution à mi-temps.
« Seychelles News Agency » rapporte que les mauriciens sont ceux qui s’adaptent le mieux au système seychellois car ils parlent anglais, français, et créole. Mais à l’Ile Maurice on manque aussi d’enseignants.

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