publicité

Revue de presse régionale

  • Bruno Minas
  • Publié le , mis à jour le
MAYOTTE – LA REUNION
La presse réunionnaise n’est pas tendre avec le Conseil Départemental de Mayotte. Le rapport de la Cour Régionale des Comptes est étalé dans tous les journaux.


« En pleine crise mahoraise, le document va faire l'effet d'une bombe » écrit le Journal de l’Ile de la Réunion , « le laxisme et la gabegie apparaissent comme des pratiques profondément ancrées au sein la collectivité présidée par Soibahadine Ibrahim Ramadi, et avant lui Daniel Zaïdani. Au final, des millions et des millions d'euros de fonds publics évaporés avec des élus, des cadres et des agents qui cherchent à profiter au maximum de leur position privilégiée ».
« Voyages et mission bidon, copinage pour les embauches, sureffectifs, primes illégales, désorganisation, petits et grands arrangements avec la réglementation, directeurs sans compétences, services fantôme, emplois fictifs, titularisation à gogo » … La liste des griefs est longue, et les journaux de la Réunion ne se privent pas de les détailler.

COMORES
Malgré « l’union sacrée » sur la question de Mayotte, le gouvernement comorien ne laisse pas le champ-libre à l’opposition.


Hier dimanche, l’opposition a tenté de tenir une réunion publique à Mbéni au nord de l’île de Ngazidja, autour de l’ancien ministre et  candidat Mamadou. Cela a donné lieu à une série d’entraves de la part des autorités. Les gendarmes ont empêché les automobilistes de se rendre à Mbéni. Le maire de la ville et un député ont été arrêtés. La préfecture a interdit le meeting qui a quand même eu lieu mais avec pu de monde comme en témoignent les photos publiées sur le site « Comores Infos ».

MADAGASCAR
A Madagascar, l’entrave à l’opposition est une habitude déjà bien ancrée dans les mœurs politiques. Surtout en cette année présidentielle.

Le vote de la loi électorale la semaine dernière continue à faire couler beaucoup d’encre avec les soupçons de corruption des députés, et les forces de l’ordre envoyées en pleine séance de l’assemblée pour empêcher les élus de l’opposition de prendre la parole. L’ancien président Marc Ravalomanana a adressé une lettre ouverte au Président de la République lui demandant de   « mettre fin à une dérive institutionnelle qui aboutit au délitement de l’Etat malgache et à la confirmation de l’avènement d’un Etat voyou .Cette loi électorale, telle qu’elle est votée aujourd’hui ne permet pas à l’ancien président de présenter sa candidature en vertu de son casier judiciaire.

LA REUNION
Une nouvelle manifestation contre les restaurants de plage a tourné à l’action violente hier à la Réunion.


Depuis longtemps un collectif manifeste régulièrement contre l’installation des restaurants de plage qui étalent leurs terrasses sur le domaine public. Hier à St Gilles des manifestants ont démoli la clôture d’un restaurant.

Le cortège a ensuite envahi l'établissement où des familles déjeunaient. Des injures racistes ont été proférées contre les métropolitains et sont beaucoup commentées sur les réseaux sociaux. Dans un autre restaurant, un manifestant a arraché une partie du toit en paille. Le préfet de la Réunion a condamné ces violences.

SEYCHELLES
Au Seychelles on annonce une prochaine visite en Inde du Président de la République. L’objet principal de la visite sera la défense.


L’armée indienne veut installer une base militaire dans l’île d’Assomption. C’est un projet controversé au Seychelles. Depuis plusieurs mois, des voix s’élèvent contre cette implantation militaire qui risquerait, selon ses opposants, de ternir l’image d’un pays de paix, tourné vers l’écologie et le tourisme. L’Inde, de son côté, veut renforcer sa position de grande puissance régionale sur l’Océan Indien. Le Président Danny Faure se rendra à New-Dehli au mois de juin prochain pour parler de ce sujet, a annoncé ce week-end la présidence seychelloise.

LA REUNION
Un bébé est né à bord d’un avion, samedi à la Réunion


Un avion en provenance d'Inde a atterri samedi après-midi à l’aéroport de Gillot. Une passagère, enceinte, a été en proie à des contractions en vol. Une fois au sol, les secours ont été appelés en urgence. Mais le travail avait tellement bien commencé, qu'à leur arrivée, le petit garçon était déjà né.
La légende urbaine veut qu'un enfant né en avion obtienne un titre de transport gratuit à vie de la part de la compagnie concernée. Mais ce n’est pas vrai.  Les compagnies aériennes essaient d’éviter que les femmes enceintes voyagent à terme de leur grossesse.

TANZANIE
En Tanzanie, la compagnie aérienne nationale  Air Tanzania est en train de renaître de cendres.


Le gouvernement tanzanien vient de confirmer l’achat d’un boeing 787 « dreamliner », du même type de ceux d’Air Austral qui desservent Mayotte. Peu à peu Air-Tanzania reconstitue sa flotte qui était descendue ces dernières années jusqu’à un seul avion, et dont la seule destination internationale était Moroni. Avec deux nouveaux appareils à hélices, la compagnie tanzanienne a repris un peu le dessus en desservant les pays frontaliers. L’arrivée du Boeing va lui permettre de renouer avec le long courrier et de desservir l’Europe, l’Asie, et peut-être même les Etats-Unis.

Sur le même thème

L'actualité la 1ère partout et à tout moment
Téléchargez l'application La 1ère
  • AppStore
  • Google Play