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Revue de presse régionale du 16 mai

Cela tombe à point nommé pour Mayotte : les Seychelles et Maurice se lanceront en juin dans une grande étude sismique dans l’Océan Indien.

  • Bruno Minas
  • Publié le

OCEAN-INDIEN

Cela tombe à point nommé pour Mayotte : les Seychelles et Maurice se lanceront en juin dans une grande étude sismique dans l’Océan Indien.
Cette recherche permettra de mieux connaître les séismes sur le plateau dit des Mascareignes ; un plateau sous-marin qui s’étend sur 115 000 kilomètres carrés. Il va des Seychelles jusque vers la Réunion au Sud, et il touche le nord est- de Madagascar et  presque l’archipel des Comores. Les recherches commenceront le mois prochain à bord d’un navire de recherche norvégien le « Dr Fridtjof Nansen ».

COMORES

L’ancien président Sambi a été entendu par les gendarmes hier. Mais cela ne s’est pas passé comme prévu.

Ahmed Abdallah Sambi ne s’est pas rendu à la gendarmerie sur convocation comme cela avait été annoncé. Ce sont les gendarmes qui se sont rendus à sa résidence de Moroni. Pour l’heure cette audition ne s’est pas soldée par une inculpation en encore moins une incarcération comme le craignaient ses partisans. L’ancien président est libre, mais pas complètement. Il fait l’objet d’une interdiction de sortie du territoire ; pas seulement du territoire national, mais aussi de l’île de la Grande Comore. Il ne peut pas se rendre dans sa ville de Mutsamudu à Anjouan comme plusieurs de ses anciens ministres.
A Anjouan, ses partisans ont manifesté et ont été dispersés par les forces de l’ordre.

COMORES

Dans « Al Watwan » : Une interview du directeur de cabinet du président comorien en dit long sur les intentions du pouvoir à l’encontre de Sambi.

Youssoufa Mohamed Ali parle de « haute trahison » à propos de la vente des passeports comoriens et de l’utilisation présumée frauduleuse des fonds générés par le programme de « citoyenneté économique ». Le « dircab » dit aussi que deux autres choses ne seront jamais tolérées : le séparatisme et l’introduction dans le pays d’une autre religion. C’est une allusion aux vélléités anjouanaises de boycotter le référendum constitutionnel ; pour ce qui concerne la religion, on pense aux accointances présumées d’Ahmed Abdallah Sambi avec les chiites iraniens ; lesquels ont été expulsés du pays sous la pression de l’Arabie Saoudite, bailleur de l’Etat Comorien.

MADAGASCAR - COMORES

Un bateau transportant des comoriens a fait naufrage peu après son départ de Majunga.

Cela s’est passé samedi dernier. Le bateau transportait une soixantaine de passagers en direction des Comores, et une importante cargaison de marchandises. Il a sombré juste après sa sortie du port. Tous les passagers ont pu être sauvés, en revanche beaucoup de marchandises sont perdues. Les commerçants comoriens en sont pour leurs frais car le navire n’était pas assuré.


OCEAN INDIEN

Un boutre chargé de drogue a été intercepté par la marine française dans les eaux internationales au large de la Tanzanie.

La frégate française « Lafayette » a arraisonné et fouillé le bateau. Il y avait à bord une grande quantité d’héroïne pour une valeur de 50 millions d’euros. Il s’agissait d’une opération sous le contrôle de la force combinée 150 commandée depuis la base américaine d’Abu Dhabi. Cette force destinée à la lutte contre les trafics et le terrorisme comprend des navires de la cinquième flotte américaine et des moyens français. L’avion Falcon de la Marine Nationale a participé à la recherche de ce navire transportant de la drogue ; il s’est d’ailleurs posé à Pamandzi ces derniers jours. La provenance du navire et ce qu’il est advenu de l’équipage n’ont pas été précisés. C’est la troisième interception de drogue par le « Lafayette » depuis le début de l’année.


MADAGASCAR

L’opposition malgache est toujours déterminée à faire chuter le pouvoir, elle va mobiliser la jeunesse.

Les 73 députés qui mènent la fronde depuis plus d’un mois ont décidé d’ameuter les étudiants du campus universitaire pour une marche aujourd’hui en direction de la mairie d’Antananarivo. Déjà des lycéens se sont joints au mouvement.
La présidence a promulguée les nouvelles lois électorales, expurgées fdes articles les plus contestés par l’opposition. Mais cela ne semble avoir eu aucun effet sur le mouvement de contestation.
On attend toujours la proposition d’un gouvernement d’union nationale, mais aucune fumée blanche n’est visible au palais présidentiel. Les opposants restent déterminés à obtenir le départ du président Hery Rajaonarimampianina.

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