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Volcan sous-marin : les scientifiques frétillent de joie… Les Mahorais un peu moins

Les dernières observations du nouveau volcan sous-marin ont été publiées par le journal « Le Monde ». Elles enthousiasment la communauté scientifique. C’est du jamais vu ! En revanche les habitants de Mayotte pourraient s’inquiéter des conséquences encore imprévisibles du phénomène.

 

  • Par Bruno Minas
  • Publié le , mis à jour le
Nous avons affaire à « l’une des deux plus importantes éruptions de type basaltique de ces cinq cent dernières années » indique Marc Chaussidon, directeur de l’Institut de Physique du Globe de Paris (IPGP), cité par le journal « Le Monde ». On ne connaît qu’un seul autre exemple, en Islande au 18ème siècle. Selon M. Chaussidon, le volcan mahorais a même largement dépassé, en volume de magma, le volcan Kilauea situé à Hawaï. Il avait produit sensiblement la même quantité de lave, mais en … 500 ans, pas en quelques mois comme celui de Mayotte.

Les séismes et l’enfoncement progressif de Mayotte seraient liés au fait que l’île serait posée sur une poche magmatique, un réservoir de lave, qui se viderait vers l’Est, vers le volcan, via des canaux sous la surface du fond océanique ; « un peu à la manière d’un pneu qui se dégonfle » explique le journal « Le Monde »


Quel est le risque? La question reste posée


Ces données sont un véritable bonheur pour les scientifiques.  Les spécialistes français se prennent à rêver à l’installation d’un véritable observatoire volcanologique de portée internationale à Mayotte. C’est l’Etat qui décidera ou pas de financer des moyens humains et matériels importants. Le volcan sous-marin mahorais est le quatrième massif actif français après le Piton de la Fournaise (La Réunion),  la Soufrière (Guadeloupe) et la Montagne Pelée (Martinique).

Si les spécialistes sont enthousiastes, les habitants de Mayotte le seront peut-être moins en apprenant que les conséquences de cette éruption sont encore imprévisibles… Selon les spécialistes, les séismes, s’ils s’approchent de la surface de la croûte océanique, pourraient provoquer des effondrements, et peut-être même une vague dévastatrice, un tsunami. Deux prochaines missions d’observation prévues en juillet et en août, pourront analyser ce risque.

Pour en savoir plus: https://www.lemonde.fr/sciences/article/2019/07/08/naissance-du-quatriem...

 

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