Affaire défiscalisation 3G: Harold Martin entendu par le juge d'instruction au palais de justice

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Tribunal
©NC 1ère
Une audition dans le cadre de l'affaire présumée frauduleuse de l'attribution du marché de la 3G pour laquelle Harold Martin a été mis en examen pour prise illégale d'intérêt et favoritisme.
Le président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a été mis en examen, le 6 octobre 2011, pour prise illégale d’intérêts, favoritisme, complicité et placé sous contrôle judiciaire. 
 
En tant que président du conseil d’administration de l’ OPT ( office des postes et des télécommunications de Nouvelle-Calédonie), il est soupçonné d’avoir favorisé la candidature de Jean-Marc Bruel pour obtenir le marché de la défiscalisation de la 3 G. 
 
Harold Martin et Jean-Marc Bruel ont été partenaires,à plusieurs reprises, dans des opérations financières privées comme la construction de l’hôtel Rivland sur la commune de Païta. 
 
L’affaire de la " 3G connexion " avait commencé le 23 juin 2010 avec une lettre adressée au haut-commissariat et à la justice.
Dans ce courrier officiel, trois membres du conseil d’administration de l’OPT, dont Didier Leroux, ex-partenaire politique d’Harold Martin,avaient dénoncé les irrégularités constatées dans l’attribution du marché de la défiscalisation pour la mise en place de la 3 G en Nouvelle–Calédonie. 
Un marché qui pèse pas moins de 25 millions d’euros. Pointée du doigt dans cette lettre : la proximité entre les deux experts chargés d’étudier toutes les offres et Jean-Marc Bruel, désigné pour remporter ce marché.
 
Le nom  d’Harold Martin a alimenté alors la rumeur pendant plusieurs semaines,le président du conseil d’administration de l’OPT aurait fait pression  pour que le projet de Jean-Marc Bruel soit retenu au détriment de celui d’ I2F (Société Générale ) qui avait pourtant reçu l’avis favorable de la commission d’appels d’offres.
 
Aujourd'hui, mercredi 20 mars 2013, c'était la première fois que le président du gouvernement, président du conseil d'administration de l'OPT ( office des poste et télécommunications de Nouvelle-Calédonie) était entendu sur le fond de ce dossier depuis le début de l'enquête en juillet 2010. 

 

Interrogé par Nathalie Rougeau, les réactions d'Harold Martin et de son avocat, Maître Pierre-Olivier Sur du barreau de Paris.



 

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