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Plan d'urgence: de l'huile dans les rouages de l'internet calédonien?

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©NC1ère
La problématique de saturation du réseau calédonien était au cœur d’un carrefour des télécoms vendredi. Une réunion à laquelle tous les acteurs d'internet en Nouvelle-Calédonie ont participé avec à la clé un plan d’action concret à court et moyen terme.
60 % d’augmentation du trafic internet au cours des six derniers mois et 52 % des ménages connectés, l’engouement des Calédoniens pour la toile est une tendance lourde et inexorable que n’avaient étrangement pas anticipée les professionnels du secteur.

Mais comme il n’est jamais trop tard pour bien faire, ces derniers viennent d’acter une double stratégie de remise à niveau. Tout d’abord, l’OPT réitère son engagement d’installer la fibre optique sur l’ensemble du réseau entre 2015 et 2017, ce qui permettra d’augmenter la vitesse de circulation de l’information jusqu’à 100 méga et plus. De même, pour l’internet mobile, la 4G devrait être accessible début 2015.

Mais en attendant, trois mesures d’urgence ont été actées. La première est d’augmenter la capacité et l’efficacité du cache, autrement dit de pouvoir stocker plus de données et vidéos massivement téléchargées par les calédoniens sur des serveurs locaux. Il s’agit ensuite de négocier avec Google, You Tube et autres hébergeurs incontournables pour que les demandes d’internautes calédoniens soient servies non plus par les serveurs français, mais plus directement par ceux de notre voisin australien, ce qui permettra d’économiser de la bande passante.

Enfin, les gros cyber-consommateurs vont devoir se serrer la ceinture au nom de l’intérêt général. Partant du constat que 10 % des internautes consomment 80 % de la bande passante, les FAI (fournisseurs d'accès à internet) ont décidé de museler ceux qu’on appelle "les goinfres de l’internet" en réduisant leur vitesse de téléchargement à moins d’un méga, une fois dépassé  un certain volume de téléchargement.
Un retour en arrière que les détenteurs d’abonnements soi-disant illimités pourraient bien vivre comme une tromperie commerciale. 
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