Les deux co-gérants et un pilote de Garavia en correctionnelle

justice
Procès Garavia (02/12/2014)
©NC1ère
Lundi soir, le pilote et les deux co-gérants de la compagnie Garavia, accusés de trafic de pièces détachées d’avions légers, comparaissaient devant le tribunal correctionnel de Nouvelle-Calédonie.
Lundi, un pilote et les deux cogérants de Garavia, société de maintenance aéronautique de Magenta, comparaissaient devant les juges du tribunal correction de Nouméa, pour des faits de mise en danger de la vie d’autrui.
 
L’affaire remonte déjà à plus de deux ans. En septembre 2012, une enquête avait été ouverte à l’encontre de Garavia suite à une défaillance technique d’un aéronef, alors que celui-ci était en plein vol entre Maré et Nouméa. L’appareil avait préalablement subi des travaux de réparation conduits par Garavia, seule compagnie habilitée à réparer les avions légers en Nouvelle-Calédonie. 
 
Une plainte avait été ouverte pour trafic présumé de pièces détachées d’avions légers. La pression était rapidement montée d’un cran quand un pilote, entré au capital de Garavia, avait fait part de l’absence de tracabilité des pièces mécaniques utilisées par la compagnie. 
 
L’enquête avait montré que la compagnie utilisait des pièces détachées déclassées, potentiellement récupérées sur des avions accidentés, en les faisant passer pour neuves. Une combine qui devait permettre de réparer rapidement les avions afin de les remettre en circulation dans les plus brefs délais.
 
Lundi, la justice devait statuer sur la question de l’origine des pièces utilisées par Garavia, ainsi que le degré de dangerosité auquel était exposé les pilotes dont les avions subissaient des réparations par la compagnie.
 
« Pour moi, c’est une total catastrophe. Les faits datent de 2009 en ce qui concerne mon dossier mais on voit qu’il y a une accumulation de délits qui ont fait suite à ce premier crash », commente Maitre Cécile Moresco, avocate de la partie civile.  
 
En août 2009, en effet, un autre aéronef avait subi un accident, s’abîmant dans la mer à Ouemo. 
 
« J’attends une condamnation pénale, pour que les choses changent », poursuit l’avocate. 
 
L’audience qui a débuté lundi en fin d’après-midi s’est terminée très tard, dans la nuit de lundi à mardi. Tout au long de celle-ci, les prévenus ont répété qu’ils n’avaient pas connaissance des risques et la défense a contesté l’accusation de mise en danger de la vie d’autrui. 
 
Au final, les peines requises par le parquet représentent 1,5 millions de francs CFP pour les deux co-gérants et 2 millions pour le pilote. Le jugement est mis en délibéré au 25 février 2015.
 
Retrouvez toutes les explications en images avec le reportage de Sheima Riahi et José Solia pour NC1ère : 

 


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