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Projet de loi organique : un "déni de démocratie" pour Sonia Backès

Le projet de loi organique pour la Nouvelle-Calédonie a été présenté mercredi en Conseil des ministre à Paris. Pour la membre du gouvernement de l'UCF, Sonia Backès, ce projet de loi représente un "déni de démocratie de la part de l’Etat socialiste".

© NC1ère (la Preuve par 4)
© NC1ère (la Preuve par 4)
  • Elif Kayi (avec Martin Charmasson)
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Dans la nuit de mercredi à jeudi, heure de Nouméa, le projet de loi organique concernant la Nouvelle-Calédonie a été présenté à Paris en conseil des ministres. 
 
Le Congrès de la Nouvelle-Calédonie, dont la majorité appartient au camp « loyaliste », avait émis un avis négatif le 26 mars dernier à l’encontre du projet de loi organique. Principal point de discorde : l’absence d’inscription automatique sur la liste électorale spéciale des personnes nées en Nouvelle-Calédonie. 
 
Le texte du projet de loi ne retient en effet que deux catégories d’électeurs pouvant être inscrites d’office sur la liste électorale spéciale pour la consultation : les électeurs qui ont participé à la consultation de 1998 et ceux relevant du statut coutumier. Les autres personnes nées en Nouvelle-Calédonie ne seraient pas inscrites automatiquement et devraient faire des démarches si elles souhaitent participer à la consultation. 
 
A l’issue du Conseil des ministres mercredi, La ministre des Outre-Mer, George Pau Langevin, s’est dite ouverte au dialogue pour faire évoluer le texte, notamment sur la question du corps électoral. 

Ecoutez l'intervention de George Pau-Langevin au micro de Martin Baumer pour La1ère :

ITW Pau-Langevin 090415

 

Mais l’Union pour la Calédonie dans la France (UCF) ne l’entend cependant pas de cette oreille.« L’Etat a fait un choix délibéré en maintenant le déséquilibre du corps électoral prévu pour le référendum en ne prévoyant pas l’inscription automatique des personnes qui sont nées en Nouvelle-Calédonie », dénonce la membre du gouvernement Sonia Backès, qui parle de « déni de démocratie de la part de l’Etat socialiste ». 
 
« Si l’Etat socialiste n’est pas capable d’écouter la majorité des élus, il faudra que la population calédonienne aille dans la rue pour se faire entendre », a-t-elle ajouté.
 
Ecoutez l'intégralité de la réaction de Sonia Backès au micro de Martin Charmasson pour NC1ère : 

ITW Backes 090415


Dans un communiqué diffusé mercredi midi et signé par Gaël Yanno, Isabelle Lafleur, Philippe Blaise et Sonia Backès, l’UCF « condamne avec la plus grande fermeté l’attitude de l’Etat socialiste » qui « vient bafouer l’avis de la majorité des Calédoniens en prenant partie pour les indépendantistes ». Le parti appelle à une manifestation le 29 avril.

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