De nouvelles élections municipales à l'île des Pins dans quelques mois

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Mairie de l'île des Pins
La mairie de l'Ile des Pins
A l'île des Pins, en Nouvelle-Calédonie, les électeurs pourraient être appelés à élire leurs conseillers municipaux d’ici la fin de l’année ou au début de l'année prochaine. Un tiers du conseil municipal est en effet démissionnaire.
Depuis juillet dernier, c’est la valse des démissions au sein du conseil municipal de l'île des Pins. Et depuis à présent deux semaines, sur les 19 conseillers municipaux que compte l'île des Pins, dix ne siègent plus.

Les élus UNI Palika, ainsi que ceux du Rassemblement UMP, ont démissionné du conseil municipal, à l’exception du sénateur et grand chef, Hilarion Vendegou. L’Union Calédonienne (UC) et le Palika avaient fait liste commune au deuxième tour des élections de mars 2014.

L’UNI  et le Rassemblement UMP reprochent  à l'exécutif des défaillances dans la gestion de la municipalité, ainsi qu’un manque de concertation et les méthodes jugées trop personnelles de la maire Sarah Vendégou de l’UC.

La dernière démission a été enregistrée le 17 septembre dernier, et le Haut-Commissariat dispose de trois mois pour organiser la tenue de nouvelles élections. Celles-ci devraient vraisemblablement se tenir au début de l'année prochaine.

"On attend que le Haut-Commissariat nous appelle pour préparer de nouvelles élections", explique Nicodème Kouathé, deuxième adjoint au maire de l'île. "Pour les prochaines élections, il vaut mieux peut-être partir seuls, gagner tout seuls."

Ecoutez la réaction de Nicodème Kouathé au micro de Claudette Trupit pour NC1ère La Radio :   

ITW Koathé 07/10/15


Les élus de l’UC, parmi lesquels l'actuelle maire Sarah Vendegou, restent en place, et ont fait l’objet de critiques de la part de leurs anciens partenaires, à propos de la gestion de la commune.

"Lors des tractations, on avait décidé en commun de ne pas utiliser des audits", commente Johannes Vakié, qui était le cinquième adjoint au maire. "La première chose qu'ils ont fait, c'est d'aller chercher des cabinets privés alors qu'on avait les services administratifs de la Province sur lesquels ont pouvait compter. On n'est pas venus pour cautionner toutes ces choses-là."

Ecoutez la réaction de Johannes Vakié au micro de Claudette Trupit pour NC1ère La Radio :

ITW Vakié 071015


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