Baisse des tarifs : les banques tiennent-elles leur promesse ?

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Les derniers chiffres de l’Observatoire des tarifs bancaires en Nouvelle-Calédonie viennent d'être publiés et les efforts consentis par les banques pour baisser leurs tarifs apparaissent très limités. 
Depuis  la signature des accords de modération en décembre 2014, tous les six mois, l’Institut d'émission d'outre-mer (IEOM) se penchent sur les tarifs bancaires en Nouvelle-Calédonie. Les derniers chiffres de l’Observatoire des tarifs bancaires viennent de tomber, et le résultat est somme toute mitigé.
 
Le relevé au 1er octobre 2015 ne fait pas montre d’un volontarisme évident de la part des établissements bancaires. Ainsi, sur les six derniers mois, seuls 6% des tarifs ont baissé. 76 % sont restés stables et 12% ont même été revus à la hausse. 
 
Certes, sur la poignée de services dits courants et ciblés par les accords, les banques tiennent leur engagement de décembre 2014, à savoir une baisse d’au moins 50 % de l’écart de prix avec la métropole sur trois ans. C’est notamment le cas des frais de tenue de compte actif et des abonnements internet. 
 
Toutefois, l’écart initial en 2013 était tellement important, que les efforts consentis par les banques peuvent paraître négligeables. A titre d’exemple, les frais de tenue de compte restent en moyenne quasiment deux fois supérieurs à la moyenne métropolitaine : 3027 francs CFP contre 1665 en métropole. De même, le client calédonien paye en moyenne 11 fois plus cher que le client métropolitain la mise en place d’une autorisation de prélèvement (1155 CFP en Nouvelle-Calédonie contre 101 CFP en métropole) ou son abonnement permettant de gérer ses comptes par internet (420 CFP en Nouvelle-Calédonie, 37 CFP en métropole). 
 
Tout espoir n’est pas perdu, et de nouveaux efforts devraient être demandés aux banques calédoniennes dans le cadre des accords de modération, qui courent jusqu’à 2017.