Le niveau des rivières au plus bas en Calédonie

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Rivières en Nouvelle-Calédonie
La Nouvelle-Calédonie se situe actuellement en période d'étiage, c'est à dire que le niveau des cours d'eau est bas ©NC1ère
La Nouvelle-Calédonie se situe actuellement en période d'étiage, c'est à dire que le niveau des cours d'eau est bas. Le niveau de La Tontouta, par exemple, est plus bas que l'année passée.
Les équipes de la Direction des Affaires Vétérinaires, Alimentaires et Rurales (DAVAR) sont au chevet des rivières calédoniennes. Toutes les trois semaines, ses équipes se rendent sur les 120 stations hydrométriques et pluviométriques du territoire pour relever les données. Deux types de mesures sont effectuées, l'une manuelle, avec l'échelle, et l'autre, automatique, via une sonde. 
 
"On vient récupérer les données et vérifier que la hauteur indiquée par la sonde correspond à la hauteur relevée sur l'échelle", explique Nordane Bernast, technicien hydrométrie à la DAVAR.
 
Actuellement, la Calédonie se trouve en période d'étiage, c'est à dire de basse eau. Ainsi, le niveau de la rivière de la Tontouta est plus bas que l'an dernier à la même époque.
 
Pas encore d'alarme toutefois. "C'est à peu près normal, quand il y a un étiage, on voit les cailloux dans le lit de la Tontouta", explique Geoffroy Wotling, chef du service de l'eau à la DAVAR. "Aujourd'hui, à la Tontouta, par rapport à un étiage normal, on est 20 à 30 centrimètres seulement au-dessous".  
 
Retrouvez le reportage en images d'Isabelle Braouet et Michel Bouillez pour NC1ère : 

La Nouvelle-Calédonie se situe actuellement en période d'étiage, c'est à dire que le niveau des cours d'eau est bas. Le niveau de La Tontouta, par exemple, est plus bas que l'année passée.

 

"Le phénomène El Nino se traduit en Nouvelle-Calédonie par des pluies inférieures à la normale", explique Alexandre Peltier, responsable de la division climatologie en Nouvelle-Calédonie à Météo-France, et invité sur le plateau du JT de NC1ère. "Le phénomène est à l'oeuvre dans le Pacifique. On le voit notamment avec les violents incendies en Indonésie (...), avec une saison cyclonique très intense dans le Pacifique Nord."
 
Le vent est un facteur agravant. "Surtout au mois d'octobre, où il a été particulièrement fort", poursuit Alexande Peltier. "Ce vent a contribué à agraver la sécheresse du couvert végétal, des végétaux". 
 
Retrouvez l'intégralité de l'entretien avec Alexandre Peltier, conduit par Nadine Goapana, pour le JT de NC1ère (23 novembre 2015) :