Aidocéan, une association en attente de visas pour mener une campagne de vaccination en Papouasie-Nouvelle-Guinée

océan pacifique
Navires au mouillage en Nouvelle Irlande, en Papouasie-Nouvelle-Guinée
L'association Aidocéan recherche un bateau adapté pour transporter ses personnels de santé et matériels médicaux. ©Marine Bayer
L'association humanitaire française Aidocéan, doit partir, en octobre, pour la la Nouvelle Irlande, en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Sa mission consiste à vacciner des enfants contre des maladies handicapantes ou mortelles. Mais ce projet risque d'être entravé par le gouvernement papou.

La Nouvelle Irlande compte 20 000 habitants. Située dans l'archipel Bismarck, cette île de Papouasie-Nouvelle-Guinée a une population à la santé précaire, surtout en termes de vaccination. Pourtant, 15 000 doses pédiatriques de vaccins sont en stock à l'hôpital de Kavieng, la principale ville de l'île. Aidocéan, une association humanitaire française compte s'y rendre. Mais elle doit faire face à plusieurs difficultés.

Une mission de deux mois prévue

"Ils sont dépendants des Australian doctors international qui sont à proximité, avec un véhicule, et qui louent quelques bateaux pour aller sur les îles. Ils attendent qu'un véhicule et qu'un bateau se libère pour aller vacciner", explique Marine Bayer, cofondatrice de l'association Aidocéan, à propos des personnels médicaux sur place.

Sa mission humanitaire compte rester deux mois, avec toutes les précautions qui s'imposent, notamment à cause du paludisme qui sévit sur place. Elle va également devoir restée attentive, pour des raisons de sécurité. "On ne sort pas seul, on reste accompagné, on prend des taxis sécurisés avec des hommes armés, il est hors de question d'aller dehors, la nuit. Et on n'a pas de sac à main ni de téléphone portable visible", confirme Marine Bayer.

En quête d'un navire adapté

La mission de l'association Aidocéan se composera d'un infirmier, d'un médecin et d'un skipper. Ils cherchent un bateau adapté et seront renforcés par quatre personnels médicaux papous, dont deux spécialistes. "A l'hôpital, ils ont un ophtalmologue et un dentiste. Si le bateau est suffisamment grand, nous emmènerons ce personnel en plus et pour toutes les problématiques dentaires, nous aurons également le matériel", complète Marine Bayer.

L'association doit maintenant convaincre le gouvernement papou de lui accorder des visas, sésames indispensables pour garantir la réussite de cette campagne.

Retrouvez, ci-dessous, le reportage de Karine Arroyo et David Sigal :

©nouvellecaledonie