Australie : la première femme aborigène à siéger au Parlement quitte la politique

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La sénatrice travailliste Nova Peris. ©AAP
L'annonce a surpris, à un mois et demi seulement des prochaines élections générales : Nova Peris n'est pas candidate à sa réélection. En 2013, la membre du parti travailliste avait été élue sénatrice du Territoire du nord.
C'est l'ancienne Première ministre australienne, Julia Gillard, qui l'avait poussée à se porter candidate, il y a trois ans. La circonscription est considérée comme une forteresse travailliste et sa réélection semblait assurée, le 2 juillet prochain. Mais Nova Peris y renonce :
 
« Je n'ai jamais envisagé la politique comme une carrière. J'apporterai tout mon soutien à la personne qui sera choisie par le parti travailliste. En tant que promotrice du changement, je continuerai à combattre le racisme et les préjudices. »
 
Le ministre des Affaires indigènes, Nigel Scullion, insinue que Nova Peris a peut-être été renvoyée : « La sénatrice avait été choisie par la chef du parti. Je ne sais pas quelles pressions ont été exercées… »
 
« C'est n'importe quoi », lui répond Bill Shorten, le chef de file du principal parti d'opposition, qui salue le travail de Nova Peris :
 
« C'est une pionnière. Une pionnière dans le domaine du sport et une pionnière au Sénat. C'est une éminente Australienne aborigène. »
 
Avant de s'engager en politique, Nova Peris a été la première femme aborigène à remporter une médaille d'or aux Jeux olympiques, en 1996, en hockey sur gazon. Elle s'est aussi illustrée en athlétisme. 
 
D'après le groupe de presse Fairfax Media, elle serait sur le point de devenir responsable de la diversité au sein de l'AFL, la Ligue de football australienne.
 
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