Budget, fiscalité, vie chère : Milakulo Tukumuli, président de l’Eveil Océanien, invité de la matinale

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Budget, fiscalité, vie chère : Milakulo Tukumuli, président de l’Eveil Océanien, invité de la matinale
Milakulo Tukumuli, de l'Eveil océanien ©NC La 1ère
Milakulo Tukumuli, président de l’Eveil océanien, était l’invité de la matinale radio du lundi 4 avril. Il est revenu sur les propos de Daniel Goa, le vote du budget et les réformes fiscales engagées.

Colère, déception, puis incompréhension. Les propos de Daniel Goa, tenus vendredi en ouverture du congrès de l’Union calédonienne, à propos de l’Eveil océanien, ne passent pas, pour Milakulo Tukumuli. Le président de l’UC déclarait que la place de l’EO « n’est pas au-dessus d’eux mais avec eux », et « qu’il est temps qu’il y ait une réciprocité constante et stable » de leur part.  « Un discours très maladroit, parce qu’il menace de manière déguisée l’Eveil océanien et d’une manière générale, la communauté wallisienne et futunienne », a déploré le président de l’Eveil océanien.

Vote du budget : « On fait confiance au gouvernement »

Après avoir voté les budgets de reversement et de répartition, la semaine dernière, les trois élus de l’Eveil océanien n’ont pas quitté l’hémicycle mais ils se sont abstenus sur le vote du budget propre de la Nouvelle-Calédonie. « Nous faisons confiance au gouvernement car il prend des décisions courageuses », a fait savoir Milakulo Tukumuli. « Si nous n’avions pas voté le budget, la Nouvelle-Calédonie aurait été plongée dans une instabilité dévastatrice. » 

  Réformes fiscales engagées

Aucun doute pour l’Eveil océanien, il faut impérativement engager des réformes fiscales. Parmi les priorités : réformer la TGC, résorber les déficits des comptes sociaux, dont la dette du Ruamm, afin d’assainir les collectivités et les établissements publics.

  Vers une crise sociale ?

Après une crise sanitaire, économique et institutionnelle, le mouvement craint une crise sociale. Dans un contexte de « vie chère » et de flambée des prix, l’Eveil océanien considère qu’il faut en priorité « revoir la taxe générale à la consommation (TGC), étudier les prix des produits de grande consommation en suivant les recommandations de l’Autorité de la concurrence et enfin définir une trajectoire vertueuse de l’économie de la Nouvelle-Calédonie », en « trouvant une solution politique pour l’avenir des Calédoniens », a conclu Milakulo Tukumuli.

Un entretien à retrouver dans son intégralité ici.