Calédonie Ensemble demande à l'Etat de prendre temporairement le contrôle de l'usine du Sud

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Calédonie ensemble conférence de presse
©Louis Perin

Lors d'une conférence de presse donnée ce matin, le parti de Philippe Gomès indique également la nécessité de prendre le temps pour trouver un consensus industriel. 

Une  nationalisation temporaire de l’usine de Goro devrait permettre d’apaiser le débat autour de sa reprise. C’est en tout cas le sentiment de Calédonie Ensemble.

Pour une prise en main par l'Etat

La proposition formulée a été envoyée ce jeudi matin à Sébastien Lecornu, le ministre de l'Outre-mer. "Notre objectif c'est de donner une piste. Ce n'est peut-être pas la bonne, ni la seule mais on ne peut pas accepter ce qu'on a vécu la semaine dernière" indique le député, Philippe Dunoyer. La proposition de Calédonie Ensemble se porte sur l’augmentation à hauteur de 95% de la participation de l’Etat durant une période d’un an. "Il peut le faire, il en a les moyens financiers, les moyens politiques, les moyens techniques et d'expertise" précise Philippe Dunoyer. La période d’un an permettrait selon Calédonie Ensemble de se donner du temps pour trouver une solution consensuelle, garantir la pérennité de l’usine et la surveillance des impacts environnementaux.

Besoin de temps

"Ce qui nous manque cruellement dans le dossier aujourd'hui, c'est du temps. Du temps pour arriver à trouver le consensus qui fait défaut aujourd'hui. L'usine est dans un état très délicat. On ne trouve pas de consensus quand on est pressés par l'échéance" indique Philippe Dunoyer. "Ce n'est pas une proposition qui sort de nulle part" indique Philippe Dunoyer. Il évoque notamment le fait que l'Etat a, par le passé, déjà pris temporairement le contrôle d'entreprises stratégiques jugées vulnérables. Calédonie Ensemble cite notamment la nationalisation partielle d’Alstom en 2004 ou l’augmentation de capital de Peugeot en 2014.

Pour le parti de Philippe Gomès, cette intervention de l’Etat permettrait d’une part, de garantir le maintien des 3000 emplois et, d’autre part, de disposer du temps nécessaire à la construction du consensus industriel et politique indispensable à une poursuite d’activité apaisée. Calédonie Ensemble indique que ce temps serait notamment consacré à la recherche du partenaire industriel, à la définition du modèle économique et à la détermination de l’actionnariat calédonien.

Le communiqué complet à lire ici.

 

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