La Calédonie vulnérable à la cybercriminalité

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Cese Cybersécurité
25% des entreprises calédoniennes déclarent avoir déjà subi une attaque virale. ©Creative Commons
Considérée comme riche et très connectée, la Calédonie est une cible pour les cybercriminels. Or, la sécurité numérique des entreprises calédonienne est loin d’être satisfaisante.
 
Le constat dressé par les professionnels du numérique devant les membres du CESE est loin d’être rassurant. Alors que 25% des entreprises calédoniennes déclaraient en 2018 avoir été victime d’une cyber-attaque, elles ne sont que 13% a utilisé un pare-feu.  

Plus qu’une imprudence, une grave faille de sécurité selon Laurent Rivaton, expert en numérique et administrateur du cluster Open NC : « On pourrait comparer ça à ne pas avoir de ceinture de sécurité. Et ce n’est pas ne pas porter sa ceinture, c’est monter dans une voiture qui n’est même pas équipée. Ça paraît totalement délirant aujourd’hui d’avoir un véhicule qui n’a pas de ceinture de sécurité, c’est pourtant ce qui se passe aujourd’hui au niveau des entreprises calédoniennes, en termes d’équipement minimum de cybersécurité. »

Ne pas avoir de pare-feu, c’est comme monter dans une voiture qui n’est pas équipée de ceinture de sécurité

Laurent Rivaton


Comme tous les pays développés, la Calédonie est une cible pour les cybercriminels, car classée parmi les pays riches, mais aussi parce qu’elle est très connectée, explique Jean-Marc Brecard, consultant et administrateur du cluster.

Cese cybersécurité Itw JM Bricard



Pour parer au risque de piratage ou d’attaque virale, il faudrait que les entreprises recrutent des experts en cybersécurité. Or, en Calédonie comme ailleurs, ces professionnels font cruellement défaut.  Le cluster Open NC entend donc  favoriser l’émergence de cette filière d’avenir, en constante évolution.
« Dans les métiers de la cybersécurité, qui sont assez peu connus, il y a de la place pour des gens qui font faire de la formation, de la sensibilisation, à l ‘endroit des seniors mais aussi des plus jeunes. Rien que sur la partie « transmission de savoir », il y a déjà plein de métiers différents avec des spécialités différentes », assure Laurent Rivaton.
Il faut dire que les chiffres donnent le vertige : dans le monde, alors que 2,8 millions de personnes travaillent déjà dans la cybersécurité, il en faudrait 4 millions de plus, dont 2,6 millions rien que  pour la région Asie-Pacifique.
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