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Calédoniens ailleurs : Miguel Barthéléry, bien nourrir le corps et l’esprit

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Calédoniens ailleurs : Miguel Barthéléry, nourrir le corps et l’esprit
Calédoniens ailleurs : Miguel Barthéléry, nourrir le corps et l’esprit ©Miguel Barthéléry
Nombre de nos compatriotes font le choix de quitter la Nouvelle-Calédonie. Etudes, recherche d’emploi, envie d’ailleurs, les raisons sont multiples. Mais qui sont ces Calédoniens qui tentent l’aventure ailleurs ? Cette semaine, Miguel, scientifique mais pas que…
«Mon parcours professionnel est lié à mon parcours alimentaire». Docteur en médecine moléculaire, chef d’entreprise,  auteur, énergéticien,  à l’aube de la quarantaine, Miguel a plusieurs cordes à son arc. Soucieux de vivre bien et mieux, le Calédonien d’origine antillaise a une alimentation tout aussi atypique que son parcours. C’est un adepte du «manger cru et végétal».  
 
Séduit depuis toujours  par la chimie et la biologie, Miguel fait une prépa scientifique au lycée Jules Garnier avant d’intégrer l’Euro American Institut of Technology à Sophia Antipolis. Une école toute trouvée pour lui car elle propose une option en génie biologique et une partie des cours aux Etats-Unis.  En effet, Miguel s’envole en 1999 pour la Florida Institut Technology pour terminer son cursus.  Titulaire d’un bachelor et thésard, il continue en doctorat à la Pennsylvania State University College of Medecine.  Le natif de Nouméa se spécialise en médecine moléculaire et travaille sur les causes des maladies.  «Je m’intéressais déjà à la question de savoir comment faire pour que le corps se répare tout seul».   
Docteur en médecine moléculaire, Miguel s’est spécialisé dans la recherche sur le cancer du cerveau
Docteur en médecine moléculaire, Miguel s’est spécialisé dans la recherche sur le cancer du cerveau ©Miguel Barthéléry

Docteur après sept années de travaux et de publications, Miguel continue ses recherches à Harvard. Il  se spécialise dans le cancer du cerveau, travaillant notamment sur les cellules souches, à la faculté et au sein d’un grand groupe pharmaceutique.  En parallèle, le Calédonien débute sa transition alimentaire. Végétarien, il devient vegan (il exclut tout produit issu de monde animal ndlr) et fait le constat que les causes de la maladie dépendent aussi de l’alimentation. Au bout de trois ans et demi, Miguel se rend à l’évidence. «J’avais les outils qui me permettaient de comprendre comment ne pas tomber malade grâce au sport et à l’alimentation. Pour moi, cela n’avait plus de sens de rester dans l’industrie pharmaceutique».  Face à ce constat, Miguel s’installe en Europe après 13 ans passés en Amérique.  Il pense alors à se réorienter dans le conseil mais une rencontre l’incite à donner des cours de langue et de coaching aux cadres de la Défense.  
Adepte de « l’alimentation crue et végétal », Miguel intervient lors de stages pour faire découvrir ce mode de vie
Adepte de « l’alimentation crue et végétal », Miguel intervient lors de stages pour faire découvrir ce mode de vie ©Miguel Barthéléry

Un an après son retour, l’idée de créer son entreprise lui vient alors qu’il est à la recherche d’un extracteur de jus sur internet. «La boîte tchèque qui le commercialisait, cherchait à développer son activité en France. Je suis allé la voir et en juillet 2014, je suis devenu leur revendeur pour la France».  Là encore, ses choix professionnels font écho à ses choix alimentaires. Lors d’un stage chez la naturopathe Irène Grosjean, il découvre l’alimentation crue dite «alimentation vivante». « Pour moi, cette manière de se nourrir nettoie le corps mais aussi la tête ». Bientôt, Irène lui propose de la rejoindre pour apporter des réponses scientifiques lors de ses stages. Bien dans sa tête, bien dans son corps, le Calédonien devenu crudivore s’apprête à s’installer dans la région d’Avignon et à suivre une formation en aromathérapie et phytothérapie.  
Grâce à son passé de scientifique, Miguel a co-écrit deux ouvrages sur l’alimentation crue
Grâce à son passé de scientifique, Miguel a co-écrit deux ouvrages sur l’alimentation crue ©Miguel Barthéléry

par ambre@lefeivre.info 
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