Ces professionnels en difficulté face aux cancers du poumon

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Le cancer du poumon est le deuxième cancer dans le pays mais les professionnels « rencontrent de grandes difficultés logistiques et humaines ». Ils demandent notamment le remboursement des frais de recherches en oncologie pulmonaire effectués en Métropole et des modifications de conventionnement. 
Dans ce cabinet de pneumologie, une vingtaine de personnes sont prises en charge chaque semaine. Deux fois plus qu’il y a dix ans. 
 

Modifier le conventionnement

Face à l’augmentation du nombre de cas de cancers pulmonaires en Nouvelle-Calédonie et du transfert de la patientèle du CHT vers les cabinets privés, ce médecin tire la sonnette d’alarme et demande une modification du conventionnement d’oncologie thoracique ainsi qu’une rémunération de certains actes médicaux. 
« Actuellement, il y a beaucoup d’intervenants avec l’absence de chef d’orchestre, donc on a besoin vraiment d’une coordination de ces activités là et des projets précis pour savoir si oui ou non, on nous donne les moyens de réaliser cette activité d’oncologie. Parce que c’est un domaine de la médecine qui est en plein évolution, en plein bouleversement » explique le Dr Frédérique Naudin, pneumologue.
 

Des frais en attente de remboursement

Les pneumologues craignent pour l’avenir de leur profession. En plus de leurs revendications, s’ajoute une mise en demeure de payer 20 000 et 4 000 euros, soit près de trois millions de francs CFP, pour 2018 et 2019. 
Les cabinets médicaux libéraux et les laboratoires d’anatomopathologie en charge de la cancérologie doivent régler régulièrement des factures hospitalières au CHU de Bordeaux. 
Il s’agit de frais liés aux recherches de mutations génétiques des tumeurs. 
« Personnellement, j’ai choisi de payer ces actes pour ne pas avoir de soucis juridiques en plus. Je n’ai pas de temps à perdre avec le juridique, donc j’ai moi aussi plusieurs millions en débours, en attendant qu’on trouve une solution pour le remboursement » explique le Dr Viviane Damiens, anatomopathologiste. 
Contacté par téléphone, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie ne souhaite pas s’exprimer pour le moment sur le sujet.  
La direction des affaires sanitaires et sociales du gouvernement (DASS) doit examiner ce dossier.    
Le reportage de Natacha Lassauce Cognard et Cédric Michaut 
©nouvellecaledonie
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