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Le chantier de l’aéroport de La Tontouta devant le tribunal administratif

Une quinzaine d’entreprises réclament la condamnation de la Chambre de Commerce et d’Industrie, et demandent au total 1,7 milliards de francs CFP. Un chantier entre 2008 et 2013, qui avait coûté près de 12 milliards au total au lieu de la moitié, et avec un retard de 3 ans. 

© Secal
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  • Jeannette Peteisi (et CM)
  • Publié le , mis à jour le
La décision ne sera rendue que le 24 septembre mais à l’audience le rapporteur public a pointé du doigt le manque de coordination et de concertation de la CCI. Dans la conduite des travaux de l’aéroport de La Tontouta, la Chambre de Commerce et d’Industrie a, selon le rapporteur, choisi une maîtrise d’œuvre inexpérimentée. Le Capitaine d’architecte par exemple n’avait jamais travaillé dans un chantier aéroportuaire. Elle aurait dû aussi anticiper au bon fonctionnement de l’aéroport pendant le chantier, chose qu’elle a négligée. Sans compter les pénalités de retard qu’elle a infligées aux entreprises, mettant certaines en grandes difficultés.  

A l’audience, seuls 3 entrepreneurs sont venus assister à l’affaire, avec eux 9 avocats de la partie plaignante, certains arrivés tout droit de Métropole. Grande absente du procès, la CCI. 
 

Un coût faramineux

Un procès qui fait suite au coût faramineux du chantier de La Tontouta. Il s’est révélé deux fois supérieur aux estimations initiales en plus de s’être achevé avec 3 ans de retard. 
A la soirée d’inauguration des nouveaux bâtiments, Jean-Jacques Brot Haut Commissaire de la République à l’époque avait fait un discours cinglant sur la conduite des opérations, les surcoûts, les retards, allant même jusqu’à annoncer que le coût de cette soirée inaugurale était évalué à 62 000 francs CFP par invité.
 

La CCI se défend

Dans un communiqué diffusé suite à cette audience, la CCI réagit et estime que « des informations partielles sont parfois transmises et entraînent des amalgames, pointant la CCI-NC comme responsable de tous les retards et préjudices. Or, si le rapporteur public propose en effet une condamnation de la CCI-NC, une notion primordiale « d’appel en garantie de la maîtrise d’œuvre » est introduite à hauteur de 75 % du montant des indemnités dues aux entreprises au titre des préjudices subis, ce qui signifie qu’il est reconnu que le plus grand responsable est, in fine, la maîtrise d’œuvre. »
 
En clair, cela signifie que ce n’est pas à la CCI de payer les 75% des 350 millions CFP proposés par le Rapporteur Public au tribunal administratif mais au Cabinet d’architecte et à la société Egis qui ont formé la maîtrise d’œuvre. 
Le jugement sera rendu le 24 septembre prochain. 
Retrouvez ci-dessous le communiqué de la CCI : 

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