Le coronavirus, un film catastrophe pour les cinémas

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Ciné city vide
©NCla1ère
Premières entreprises à fermer, dernières à rouvrir : comme toutes les entreprises liées au spectacle  les cinémas paient un lourd tribut au confinement. Alors qu'il s’apprête à être levé pour nombre d'activités, les salles obscures ne voient toujours pas le bout du tunnel. 
« Les premiers seront les derniers» : une réplique que ne désavouerait le 7 ème art. En cette période de déconfinement, les exploitants de cinémas ne voient toujours aucun signe de reprise. Laquelle reste d’abord liée à l’industrie cinématographique américaine. 
« Les sorties se font de manière simultanée sur tous les marchés pour éviter la piraterie » explique Douglas Hickson, responsable d’exploitation du Cinécity. « Donc si les marchés principaux sont fermés, les grandes majors américaines ne peuvent pas sortir les films que sur quelques marchés. Elles ne pourraient pas amortir le prix des films ». 
Ciné city
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Quelques projections quand ce sera possible

Une production américaine qui représente 85% des entrées en Nouvelle-Calédonie. Même si demain le confinement était levé, les cinémas seraient réduit à des expédients pour revivre.
« Ce qu’on essaiera de faire, et notamment quand le marché français va redémarrer, c’est de faire quelques projections, quelques jours de la semaine, pour essayer d’abord de satisfaire les cinéphiles et aussi de faire fonctionner un petit peu le cinéma ».
Ciné city coronavirus
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Un tiers de l’année perdu

Une entreprise qui emploie une vingtaine de personnes pour un chiffre d’affaires de quelque 500 millions de francs CFP par an. 
« Regardez Mulan. Il était prévu le 25 mars, il est actuellement programmé pour le 22 juillet, c’est à dire avec quatre mois de retard. Donc, en fait, en réalité, le cinéma vient de perdre quatre mois d’exploitation, c’est à dire un tiers de l’année 2020 « . 
Le manque à gagner peut donc se calculer aux alentours de 180 millions de francs CFP. Et quelque 120 000 séances manquées pour les cinéphiles calédoniens. 
Le reportage de Bernard Lassauce et Laura Schintu 
©nouvellecaledonie

 
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