Crise sanitaire : les associations en difficultés tirent la sonnette d’alarme

coronavirus
centre de loisirs FOL
©Philippe Kuntzmann
La crise sanitaire et les confinements successifs n’arrangent pas les situations de nombreuses associations composées de salariés. Elles demandent au gouvernement de l’aide.

Avec les confinements successifs, dont deux en moins d’un an, les associations qui recensent des salariés se retrouvent dans des situations compliquées. C’est le cas des groupements dédiés à l’accueil des enfants, des associations sportives, ou consacrées aux consommateurs.  

Avec ses 9 salariés à l’année, la FOL s’est retrouvée pendant le confinement strict, avec un fonctionnement amoindri. Seuls les élèves du personnel prioritaire ont été pris en charge. Pour les employés de la structure, il a fallu composer, en utilisant les jours de récupération, les congés et le chômage partiel. 

On n’a pas d’aide directe. Normalement, on devrait avoir une petite aide de la province Sud. Qui l’année dernière avait ouvert l’aide aux entreprises aux associations, uniquement organisateurs de centres de loisirs qui ont des salariés. On avait eu ce bénéfice là. Après, c’est le chômage partiel, où cette année les subventions sont en baisse.

Gwladys Mendez, directrice de la FOL.

Le domaine sportif face aux difficultés
 

De son côté, la ligue montagne escalade de Nouvelle-Calédonie tire la sonnette d’alarme. Ses deux structures artificielles de Magenta et de Koutio restent portes closes. 11 salariés sont donc mis sur le côté. Et l’annonce du confinement adapté n’arrange pas la situation : les associations sportives ne peuvent toujours pas reprendre leur activité. 

On sera en cessation de paiement. C’est-à-dire que je présenterai la liquidation judiciaire le 8 novembre si rien ne change. Nous, ce qu’on demande, ce sont des choses qui sont déjà en vigueur, à savoir : l’exemption de toutes les charges sociales, le versement du chômage partiel, à l’échéance d’un mois et non pas de six mois. (...) puis, que le chômage partiel soit accompagné d’un soutien à la trésorerie qui soit proportionnel à ce que l’on a normalement en entrées durant ces mois, qui aille jusqu’à, au moins, mars 2022.

Philippe Boquet, président de la ligue.

Des structures qui recensent en temps normal, près de 100 000 entrées à l’année et travaillent quotidiennement avec les scolaires, les personnes handicapées, les sportifs de haut niveau et les passionnés. Pour faire entendre ses difficultés, le président de la ligue souhaite se mobiliser le 13 octobre prochain, devant le gouvernement. Il invite les présidents, directeurs et membres d’associations, clubs ou ligues sportifs à les rejoindre.

Les précisions d’Alix Madec