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Dengue : le premier décès de l'épidémie

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©La 1ère
Une femme de 43 ans est morte de la dengue dans la nuit de mercredi à jeudi.
La Nouvelle-Calédonie est toujours en situation d'épidémie aiguë de dengue. La nuit dernière, une militaire de la caserne de Normandie a été emportée par la maladie après avoir été hospitalisée la veille, au médipôle de Koutio, des suites d'un malaise. La victime, âgée de 43 ans et mère de deux enfants, ne présentait pas d'antécédent médical connu.


Une épidémie arrivée en avance 


Depuis le 1er janvier, 519 cas de dengue de type 2 ont été recensés essentiellement dans les communes de Nouméa, Dumbéa, Mont-Dore et Païta. "Cette épidémie a débuté un mois avant le début habituel des épidémies saisonnières de dengue en Nouvelle-Calédonie. Elle est importante en terme de nombre de cas, cela est dû au fait que la dengue 2 qui frappe actuellement le territoire n'est pas connue des calédoniens, la dernière épidémie remontant à 1998. Nous avons ainsi une population qui n'est pas immunisée et donc un risque de développement d'épidemie important." explique Jean-Paul Grangeon directeur adjoint de la DASS. 
 

La vigilance comme seule précaution 

 

Dans un contexte de forte propagation de la maladie sur l'ensemble du territoire, les autorités sanitaires appellent chaque citoyen à se mobiliser. Vider et nettoyer autour de soi tout ce qui peut retenir de l'eau stagnante de pluie ou d'arrosage fait partie des actions urgentes à mener. Tout comme le fait de consulter un professionnel de santé en cas d'apparition des premiers symptômes de la maladie.

"Il est important d'aller chez le médecin dès que vous constatez des douleurs dans les articulation, les muscles, de la fièvre, des éruptions cutanées... Le médecin vous fera alors une prise de sang et pour vérifier qu'il s'agit bien de la dengue. Si c'est le cas, il y aura une lutte anti vectorielle qui sera menée par les mairies afin de détruire les moustiques adultes et les gîtes larvaires qui favoriseraient le développement de l'épidémie." poursuit Paul-Antoine Grangeon.

©nouvellecaledonie
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