Dossier usine du Sud : trois ans et demi de prison ferme pour l'un des auteurs de violences

violence mont-dore
Dossier usine du Sud, procès d'un auteur des violences, 4 juin 2021
Au tribunal correctionnel de Nouméa, le 4 juin 2021. ©NC la 1ere

Il était considéré comme l’un des principaux auteurs des actions violentes menées contre le complexe industriel de Vale Nouvelle-Calédonie, fin 2020-début 2021. Un homme de 35 ans, jugé ce vendredi à Nouméa, a été condamné à trois ans et demi de prison ferme.  

Une fois de plus, le tribunal correctionnel de Nouméa est revenu sur les violences qui ont accompagné la cession de Vale NC. Ce vendredi 4 juin, il a condamné un homme de 35 ans à trois ans et demi de prison ferme.

Coups de hache contre le ferry

Habitant de l’île Ouen, au Mont-Dore, ce père de famille se présente comme un défenseur de l’environnement, mobilisé depuis des années contre la pollution dans le Grand Sud. Il a été interpellé le 21 avril. Premier fait d’armes qui lui était reproché par la justice, l’attaque à la hache contre le ferry transportant les salariés de Vale, le 13 novembre dernier.

Un acte que l’accusé reconnaît, de même que des jets de cailloux et de cocktails Molotov commis en décembre 2020 et janvier 2021, au plus fort du conflit autour du rachat de l’usine.

Décrit comme un leader, il dénie

Ce qu’il ne reconnaît pas, en revanche, c’est d’avoir été l’une des têtes pensantes d’une organisation violente. Les gendarmes le décrivent pourtant comme "le leader du point Sud", surnommé "l’homme à la hache", qui aurait organisé les attaques depuis le belvédère où les protestataires s’étaient installés, au-dessus du complexe industriel. 

"Lui, avec le tamioc, c’est lui qui dirige tout le monde", a confirmé un témoin devant les gendarmes. Témoignage que n'a pas contesté la défense. Mais elle a souligné que sur 52 auditions, seules deux personnes ont désigné le prévenu comme un meneur. 

"On veut protéger la terre"

Enfin, l’accusé l’a assuré: il n’a jamais voulu s’en prendre aux salariés de Vale ou aux gendarmes. "Au plus profond de nous, ce que l’on veut, c’est protéger la terre que l’on va laisser à nos enfants", a-t-il déclaré. Avant de s’excuser pour les faits commis.

Entamé dans l'après-midi, le procès s'est poursuivi jusqu'en début de nuit. Le procureur avait requis quatre ans de prison ferme, l'interdiction d'aller sur "le site de Prony" durant cinq ans et l'interdiction de détenir une arme, cette fois pendant quinze ans. 

A retrouver dans nos prochaines éditions