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Emballage alimentaire: des «bee wraps» made in Calédonie

Connaissez-vous le «bee wrap» ? Une solution écologique pour conditionner la nourriture à la maison sans alu ni film étirable. Basée sur la cire d’abeille, elle est très répandue chez les Anglosaxons. Depuis deux ans, une petite société s'est lancée dans sa production en Nouvelle-Calédonie.

© NCla1ere
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  • Caroline Antic-Martin et Laura Schintu, avec F.T.
  • Publié le
Pour conserver ses légumes ou couvrir ses plats, Coline Gasse n’utilise plus de papier aluminium ni de film étirable. Elle a plutôt recours au «bee wrap», comme «abeille» et «emballage». Une solution qu’elle a découverte il y a trois ans, lors d’un voyage en Nouvelle-Zélande.
 

De l'usage à la fabrication

Epatée par ce bout de tissu ciré, Coline en achète, l’utilise durant un an... Et sur les conseils de son entourage, elle se met à en produire. «J'en ai fabriqués quelques-uns et ça a tout de suite plu aux gens, raconte l'habitante de Bourail. Certains avaient entendu parler du concept mais ce n’était pas encore très très développé et voilà, plusieurs magasins m’ont demandé de les fournir.»
 

Au pinceau

Elle travaille d’abord avec des tissus recyclés, puis des cotons bio importés d'Australie, de Nouvelle-Zélande, des Etats-Unis et du Japon. La recette : couper, repasser puis imprégner d’un mélange de cire d’abeille, de résine et d’huile de coco vierge. Au pinceau. Pour l’heure, cette production reste modeste: l'artisan fournit cinq magasins bio et vend ses bee wraps sur quelques marchés.
 

Alternative au plastique

En mars, l’Ademe - Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie - et la province Sud lui ont décernée un prix pour projet alternatif au plastique à usage unique. Coline Gasse compte investir dans du matériel et développer l’activité.
 

Durée de vie

Le bee wrap se lave à l’eau froide et au savon. Quant à sa durée de vie, elle dépend de l’usage qui en est fait. L'emballage à base de cire d'abeille reste efficace un an s'il s'agit simplement de couvrir, moins quand il est en contact avec la nourriture.

Un reportage de Caroline Antic-Martin et Laura Schintu.
Le Bee wrap, alternative au cellophane
 

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