De l’engrais naturel de poisson ou comment valoriser les déchets

environnement
Valorisation déchets poissons
©Isabelle Braouet
La province Sud encourage la transition économique. La société Alter’Native est lauréate de l'un de ses appels à projets. La société de valorisation de déchets de poissons va bénéficier d'une aide d’1,2 million CFP qui lui permettra d'augmenter sa productivité d'ici la fin d’année.
Installée au Mont Mou, l’entreprise existe depuis 18 mois et valorise les déchets de poissons pour en faire de l’engrais naturel.
« C’est des têtes et de la chair, ce qu’on appelle des lignes de sang. Ce n’est pas consommable » explique Guillaume Rosselet, co-gérant d’Alter’Native.
 
valorisation déchets de poisson. Engrais
©Isabelle Braouet
 

Un processus bien rodé


Aujourd’hui le processus de transformation est bien rodé. Les carcasses et autres arêtes sont récupérées gratuitement avant de passer à la moulinette. 
« Ça sert à casser la matière, qui est vraiment brute. Le but c’est vraiment de la broyer pour la mettre sous forme de chair à saucisse pour permettre ensuite une meilleure digestion par les enzymes ». 
valorisation déchets de poisson. Engrais
©Isabelle Braouet

Puis vient le temps de la fermentation, plus ou moins long en fonction des saisons. Cette année la société va recycler plus de dix tonnes de poisson pour en faire du bio stimulant.
valorisation déchets de poisson. Engrais
©Isabelle Braouet
 

Une aide de la province Sud

Si l’entreprise procède de façon quasi artisanale, grâce à la subvention de la province Sud, elle va pouvoir augmenter nettement sa productivité.
« On finance partiellement les projets et là par exemple, on a aidé à l’achat d’une cuve performante qui va permettre d’abattre le temps de travail, le temps de préparation, et pouvoir mettre sur le marché plus rapidement le produit fini » explique Françoise Suve, rapporteuse de la commission Environnement de la province Sud. 
« Avec une nouvelle cuve, on va gagner quelques mois, ça, c’est sûr. Je pense qu’en trois, quatre jours, on va aura du produit, au lieu d’attendre une semaine, deux semaines, des mois » confirme Guillaume Rosselet. 
Le temps de récupérer les cuves, de les faire tourner, la petite société mise sur la fin d’année pour grossir son chiffre d’affaires avec encore plus de déchets de poissons.
Reste ensuite à écouler ces produits et à séduire les agriculteurs.
Le reportage d’Isabelle Braouet et Nicolas Fasquel 
©nouvellecaledonie
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