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Gohapin préserve sa nature

2000 arbres seront plantés durant deux jours dans la vallée de Néwapwi sur la tribu de Gohapin à Poya.
Cette plantation écocitoyenne est réalisée en collaboration avec le WWF. 

© NC1ere
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  • Nadine Goapana avec Cédric Wakahugnème
  • Publié le , mis à jour le
Sur les hauteurs de la vallée de Néwapwi,  les habitants de la tribu de Gohapin à Poya arpentent le sentier qui les mènent au sommet, armés de pelles, de seaux et de plants d’arbustes.
Après trente minutes de marche, petits et grands peuvent enfin écouter les conseils avisés des bénévoles de WWF. « Pour cette opération, vous allez vous mettre par équipe de deux », souligne Nicolas Petit, bénévole à WWF« pour que chacun puisse participer et planter un arbuste ».
Objectif Planter en deux jours, deux milles arbres!

No Comment. Images David Sigal

GOHAPIN OPERATION PLANTATION


40 000 arbres plantés depuis 2007

Depuis 2007, les habitants de la tribu de Gohapin participent à la restauration forestière de leur vallée. Au total, 40 000 plants ont été mis en terre dans les vallées de la tribu dont 20 000 autour du château d’eau.
« Cette aventure humaine à Gohapin date de 2003 après le passage du cyclone Erica », indique Hubert Géraux, responsable de WWF de Nouvelle-Calédonie, « l’idée était de discuter de développement durable avec les habitants de la tribu. Car pour réussir ce projet, il fallait retisser un lien gagnant-gagnant entre la nature et la communauté d’homme ».

Lutter contre les feux de brousse

En 2007, les feux de brousses se multiplient. Plusieurs hectares de végétation partent en fumée. « Quand les gens de la tribu nettoient par le feu leurs champs pour replanter, les écobuages sont la plupart du temps mal contrôlés », souligne le responsable de WWF de Nouvelle-Calédonie, « Ainsi, on a pu réaliser un premier chantier de reboisement à l'entrée de la tribu. Cet endroit brulait jusqu’à trois fois par an ». Un déclic pour les habitants de Gohapin.

La tribu se mobilise

Dès lors, les habitants prennent des initiatives pour préserver leur écosystème. Au sein de la tribu, les pépinières se multiplient. On compte aujourd’hui une douzaine essentiellement gérée par des femmes.
« Toute la tribu a adhéré à ce projet », confie Denis Meandu-Poveu, initiateur de cette dynamique et animateur du projet écologique à Gohapin, « nos gens souhaitaient s’engager dans un projet d’écotourisme mais pour y parvenir, il fallait impérativement limiter les feux de brousses et protéger notre patrimoine naturel ».

Anne-Marie Borekaou possède une pépinière au sein de la tribu. Elle y plante plusieurs espèces d’arbustes comme les faux tamanous ou encore les cerisiers bleus. « C’est un très beau projet de développement pour les mamans de la tribu », souligne la doyenne des pépiniéristes de Gohapin, « c’est aussi une rentrée d’argent pour subvenir à nos besoins ».

Trouver des débouchés pour les pépiniéristes

Depuis le lancement de ces opérations, la Province nord participe grandement à l’achat de plants et au paiement de la plantation. Mais face à une situation budgétaire assez difficile, la collectivité provinciale ne peut plus aujourd’hui honorer sa participation.
«  Pour ce projet, WWF a pris la décision de payer les deux milles plants », indique Hubert Géraux, le responsable de WWF de Nouvelle-Calédonie, « et il faudra trouver d’autres débouchés pour assurer la viabilité de ces opérations ».
Les habitants de la tribu de Gohapin sont profondément convaincus que l’avenir de la Calédonie passe par le développement durable.
 

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