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Grande barrière de corail: le Queensland accorde des licences à un projet minier controversé

Le gouvernement du Queensland a octroyé dimanche 3 avril des licences d'exploitation minière au groupe indien Adani pour un gigantesque projet critiqué pour son impact possible sur la Grande barrière de corail classée au patrimoine de l'Humanité.

  • Caroline Moureaux avec AFP
  • Publié le , mis à jour le
Le gouvernement de l'Etat du Queensland a annoncé que trois licences d'exploitation --portant sur 11 milliards de tonnes de charbon-- avaient été accordées pour ce projet houiller de 21,7 milliards de dollars australiens (près de 1800 milliards CFP).
                 
"C'est un important pas en avant pour ce projet, décidé après une évaluation exhaustive du gouvernement", a dit la Première ministre du Queensland Annastascia Palaszczuk dans un communiqué.
                 

"Les conditions les plus strictes continueront de protéger les intérêts de l'environnement, des propriétaires de terrains et notre emblématique Grande barrière de corail". Annastascia Palaszczuk, premier ministre du Queensland

 

Un projet très controversé

               
Ce projet de mine de  charbon, qui deviendrait l'une des plus vastes au monde, est dénoncé par des associations de défense de l'environnement, qui le jugent néfaste pour le plus grand récif corallien de la planète.
                 
Son impact sur le climat en général est également montré du doigt, vu les piètres performances du charbon en matière de gaz à effet de serre.
                 
Adani a salué cette annonce, qui donne au groupe davantage de vision alors qu'il veut entamer les travaux en 2017. Mais il a regretté les recours en justice, qui, avec la nécessité d'obtenir le feu vert des autorités à la fois fédérales et de l'Etat, font traîner la procédure depuis six ans.
                 
"La priorité pour Adani c'est l'obtention de certains feux verts mineurs et la résolution des recours juridiques motivés par des considérations politiques, avant toute décision finale d'investissement", a prévenu un porte-parole.
                 
"Initialement, Adani voulait entamer la phase de construction en 2015. Le groupe n'est que trop conscient des risques qu'il y aurait à trop avancer les travaux importants avant que ces questions ne soient réglées".
 

Un long chemin judiciaire avant que le projet ne devienne réalité               

Au moins deux recours juridiques barrent encore la route d'Adani.
                 
L'un d'eux a été formé par un groupe aborigène qui a saisi la cour fédérale de Brisbane en reprochant à Adani de ne pas avoir sollicité son consentement.
                 
La Australian Conservation Foundation a de son côté saisi la Cour fédérale australienne d'un nouveau recours contre le feu vert gouvernemental d'octobre.

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