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Hausse des prix de certains yaourts : "une question de survie", selon le PDG de Socalait

La direction de Socalait, entreprise locale de production et de distribution des produits laitiers, s'inquiéte des conséquences du contrôle des marges depuis la mise en place de la TGC. Son patron estime avoir perdu environ 40% de sa marge brute, soit environ 300 millions de francs.

Henry Calonne, le PDG de Socalait. © Claude Lindor
© Claude Lindor Henry Calonne, le PDG de Socalait.
  • S.R
  • Publié le , mis à jour le
L’entreprise Socalait distribue les produits Yoplait et Tennessee Farm sur l’ensemble du territoire pour un chiffre d’affaire de 2,4 milliards de francs. Depuis la mise en place de la TGC et le contrôle des marges, « l’entreprise est en difficulté » affirme Henry Calonne. Selon son PDG, « le gouvernement a imposé une marge à l’entreprise sur des produits sans que celle-ci ne puisse récupérer du volume ». Pour compenser cette perte de rentabilité sur la production de yaourts, principale activité de la société, le gouvernement local a depuis décidé de mettre en place « une protection de marché de manière à ce que l’entreprise puisse récupérer du volume ». Mais pour Henry Calonne « cela ne va pas compenser la perte de marge brute d'environ 40%, soit 300 millions de francs » que subit actuellement l’entreprise. Pour « s’en sortir et passer le cap », la société a pris la décision de changer son cadre juridique en fusionnant Socalait et Tennessee « en devenant producteur, nous pouvons fixer librement nos prix. » Conséquence directe pour le consommateur : dés la semaine prochaine, le prix de certains yaourts va augmenter de 15%. 
 

"C'est de l'acharnement" 


Sur l'épineuse question des protections de marché accordées par le gouvernement, Henry Calonne dit ne pas comprendre l'acharnement dont est victime son entreprise sur les réseaux sociaux. Selon lui, la protection de marché est « un outil de développement mis en place dans les années 80 qui ne concerne que 45 types de produits et qui génère 2000 emplois directs dans le secteur de l’agroalimentaire en Nouvelle-Calédonie.» 
 

"Si l’on regarde chez nos voisins australiens, néo-zélandais et japonais, nous avons une gamme de produits beaucoup plus large." 


Concernant enfin la qualité et le choix des produits laitiers, le PDG de Socalait affirme que la Nouvelle-Calédonie n'est pas à plaindre « sur un territoire de 280 000 habitants, notre entreprise fabrique des petites séries de produits qui entraînent des pertes. Nous avons des contraintes industrielles qui nous obligent à avoir des minimas de production avec la volonté d’avoir une gamme de produits suffisamment large pour contenter le consommateur. C’est un casse-tête permanent. Si l’on regarde chez nos voisins australiens, néo-zélandais et japonais, nous avons une gamme de produits beaucoup plus large. »

Le dossier de Bernard Lassauce et Claude Lindor
DOSSIER SOCALAIT

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