Journée mondiale du refus de la misère : plus de précarité avec les confinements successifs

société
Améliorer les conditions de vie dans les squats : l'UC a déposé une proposition de loi
©NC la 1ère
A l’occasion de la Journée mondiale du refus de la misère, zoom sur la précarité en temps de confinement. De plus en plus de familles rencontrent des difficultés, notamment dans les squats.

Depuis début septembre, Action solidaire distribue des masques, du gel, des attestations et surtout des colis alimentaires dans les squats. Et l’association le constate tous les jours, les familles dans le besoin augmentent à chaque confinement : elle a d’ailleurs dû doubler les distributions alimentaires. "Au deuxième confinement on a déjà bien constaté que la précarité a augmenté et au troisième confinement il n'y a pas photo, la précarité s'installe de plus en plus. C'est l'effet des deux confinements consécutifs, la perte de salaire, la perte d'emploi. Ne pas pouvoir sortir, empêche aussi les gens d'aller la pèche, d'aller à la chasse et ça a un impact sur le frigidaire. Il n'y a plus rien. Ça a un effet catastrophique pour les familles", détaille Marcel Toyon, le président de l'association. 

Des répercussions jusqu'aux fêtes de fin d'année

La fermeture des écoles a aussi des conséquences. "Comme les enfants sont à la maison, cela fait un ou deux repas en plus et au bout d'un moment ça a un impact sur le porte-feuille des familles. Je pense que ça va avoir des répercussions sur les fêtes de fin d'année pour toutes les familles. Ça va se répercuter sur deux ou trois mois encore." 

Les précisions de Marcel Toyon

 

Le reportage de Louis Perin et Nathan Poaouteta :

©nouvellecaledonie