L'association Valentin Haüy en difficulté financière

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©Martine Nollet (avec L.C)

L’AVH, l’association Valentin Haüy, œuvre en faveur des personnes déficientes visuelles. Elle tire la sonnette d’alarme quant à leur avenir proche. L’association risque de mettre la clef sous la porte dans 3 mois faute de subventions.  

L’AVH existe depuis 42 ans. Elle gère environ 2 000 personnes déficientes visuelles venues de tout le territoire. Ses missions sont multiples : de la formation au braille, aux accompagnements vers l’accès à l’emploi, aux actions administratives ou tout simplement l’apprentissage du quotidien... des aides indispensables pour sortir ces personnes de leur solitude.
 

Nous avions des subventions, qui venaient de la DPASS, et qui ont été, au fur et à mesure des années, se sont réduites à une peau de chagrin. A l'heure actuelle, nous ne touchons plus, sur les 5 millions qu'on avait demandé, plus qu'un million. Après 42 ans, on nous demande nos statuts. Nos statuts ont été déjà remis au moins trois fois. Le commissaire au compte, nous, c'est la métropole. Il faut un commissaire au compte local : c'est illégal.

Richard Fournier, président du comité Valentin Haüy et président du collectif handicap.

 

L'association indique qu'elle n'a plus de réserves et que dans trois mois, elle sera dans l'obligation de fermer ses portes

La province Sud réagit

"Ce qu'elle n'a pas justifié, l'utilisation de la subvention qu'elle a reçu, en 2019, et elle ne bénéficie pas non plus d'un commissaire au compte. Nous, ce que l'on souhaite, c'est que les jeunes qu'ils accueillent en situation de handicap, puissent s'inscrire dans une dynamique d'insertion, par le biais de plan d'accompagnement personnalisé, de faire reconnaître la qualité de l'accompagnement mis en place et de le professionnaliser et nous on est prêts à les aider pour qu'ils déposent ce dossier et qu'ils puissent bénéficier de financement complémentaire, pour un service d'accompagnement à la vie sociale et donc là, ça pourra répondre aux besoins et aux enjeux de l'association" explique Nicolas Pannier, secrétaire général de la Province Sud.

Virginie Antoine, coodinatrice du centre, a déclaré : "Nous sommes des humanistes et pas des gestionnaires. Nous savons faire, nous sommes des professionnels donc il n'y a pas à redire sur notre mode de fonctionnement." L’AVH doit rencontrer le gouvernement mercredi.