La Nouvelle-Zélande se lance dans une opération d'extermination de nuisibles

océan pacifique
La nouvelle-zélande met en place un plan pour éradiquer les espèces envahissante
Ennemi public numéro 1: les hermines sont les pires prédateurs d'oiseaux en Nouvelle-Zélande. Cette espèce non endémique a été introduite par les colons au début des années 1800. ©(Photo: http://braid.org.nz/)
Brèves du pacifique du lundi 25 juillet 2016 :
- La Nouvelle-Zélande se lance dans une opération d'extermination d'espèces envahissantes
- La Cour Suprême devait rendre son jugement lundi  sur l'avenir de 5 réfugiés retenus au centre de Manus.
- Fidji: des vaches laitières sous les tropiques.
Tremblez, rats, opossums et hermines! La Nouvelle-Zélande se lance dans une opération d'extermination de grande ampleur de ces prédateurs importés. 
Car ils tuent chaque année 25 millions d'oiseaux endémiques, à commencer par l'emblème du pays, le fameux kiwi. Et les dégâts causés par les rats, oppossums et hermines coûtent chaque année 3.3 milliards de dollars à l'économie et à l'agriculture néo-zélandaises. Le gouvernement kiwi veut donc éliminer tous ces prédateurs d'ici 2050.
John Key, le Premier ministre, a dévoilé son plan. Différentes méthodes seront utilisées, comme le largage d'appâts empoisonnés et les pièges au sol. Pour les opossums, le gouvernement déploiera des chasseurs. La fourrure des marsupiaux servira à confectionner des vêtements d'hiver.
Il s'agit du le plan de conservation des espèces endémiques le plus ambitieux jamais mené dans le monde. Et il coûtera fort cher.
Première étape: le gouvernement kiwi va créer une coentreprise publique-privée, Predator Free New Zealand limited, pour mettre sur pieds le plan d'éradication et rechercher des financements privés. Il faudra 28 millions de dollars pour les 4 premières années. Le gouvernement kiwi financera le tiers du fonds, les deux tiers restants étant à la charge des collectivités territoriales et du secteur privé. 

 

En Papouasie Nouvelle-Guinée, la Cour Suprême devait rendre son jugement lundi sur l'avenir de 5 réfugiés retenus au centre de Manus. Le verdict a finalement été reporté. 

Les juges devaient décider comment ils seraient libérés, et où ils seraient envoyés. Car fin avril, la même Cour Suprême a conclu que la détention des réfugiés et demandeurs d'asile était anticonstitutionnelle et illégale. Il faut donc fermer le centre de rétention de Manus. Mais depuis ce jugement, les autorités papoues n'ont rien changé.
Environ 900 hommes sont toujours enfermés dans ce centre. La moitié d'entre eux environ ont obtenu leur statut de réfugié. Lundi, devant la Cour Suprême, les avocats du gouvernement ont joué la montre et obtenu un ajournement jusqu'au 2 août, pour avoir le temps d'examiner les dépositions des 5 migrants plaignants. Les migrants veulent aller en Australie, mais Canberra n'en veut pas. Ben Lomai, l'avocat des 5 plaignants, veut justement démontrer que l'Australie, légalement, est responsable des 900 migrants de Manus.     


Fidji: des vaches laitières sous les tropiques. 

Ce n'est pas vraiment leur climat préféré, mais cela ne fait pas peur à l'entreprise australienne Australian Natural Proteins, qui va ouvrir une exploitation laitière de 500 vaches aux Fidji en partenariat avec une entreprise fidjienne.
Objectif: vendre 2.5 millions de litres de lait bio par an aux consommateurs fidjiens. Paul Duckett, le PDG, va installer sa ferme dans une zone au climat assez doux, et pas dans une zone très tropicale et humide, qui ne conviendraient pas aux laitières. Pour le  moment, la production locale fidjienne est insuffisante pour satisfaire les besoins de la population. Le lait est importé et coûte très cher.
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