La progression du Oui ouvre des perspectives aux Indépendantistes

référendum nouvelle-calédonie 2020
Liesse Oui vallée du tir
©NC la 1ere
Si le non l’a emporté ce dimanche, la progression du Oui de trois points ne rebat pas totalement les cartes, mais donne des options supplémentaires aux partisans de l’indépendance. Troisième référendum, ouverture rapide de discussions : toutes les pistes sont évoquées.
 
Comme dans toutes les communes de Nouvelle-Calédonie, hier soir à Bourail, la communication des résultats a donné lieu à des scènes de joie chez les militants indépendantistes. Et à l’image des déclarations de Mario Bouearan, 1er adjoint au maire de Bourail, le discours se voulait apaisant : « Par rapport à ce qu’on avait fait en 84 où c’était les armes, les armes que l’on a aujourd’hui c’est la discussion c’est le dialogue. Donc on va continuer comme ça », a -t-il lancé devant les partisans du Oui.
Si le Non l’a emporté, le Oui à la pleine souveraineté a progressé de façon très significative dans les trois provinces. Au total, ce sont 71 536 électeurs qui se sont prononcés pour le Oui, contre 60 199 en 2018.
De quoi faire bouger les lignes ?  Du côté de l’Union calédonienne, « l’objectif c’est clairement la victoire en 2022 », assurait ce lundi matin Mickaël Forest.
 

Place des Kanak dans la société

La réponse était plus nuancée dimanche de la part de Roch Wamytan (UC-FLNKS) : « Moi, ça ne me fait pas peur les référendums. Là, nous sommes arrivés à ces trois référendums. Si on n’arrive pas à sortir de là, il faut résoudre ces deux problèmes-là. » Deux problèmes que sont la place des Kanak dans la société et les liens par rapport à la France.
Pour Charles Washetine, porte-parole du Palika, la solution du dialogue aurait la priorité. « Si le dialogue demain doit se renouer, nous nous disons qu’il doit porter sur ce qui est l’objet même de l’accord, c’est-à-dire l’accession du pays à la pleine souveraineté. On considère même qu’il faut aborder ce sujet-là dès la sortie de ce deuxième référendum. »
Avec aujourd’hui moins de 10 000 voix d’écart contre 18 000 en 2018, les exigences pourraient ne plus être les mêmes : le score de ce deuxième référendum est clairement devenu un atout maître pour les indépendantistes.

Le reportage de Bernard Lassauce, sur des images de NC la Première : 
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