Le pôle espoir de judo passe du tatami à la Toile

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Mosaïque pôle espoir judo confiné
©NC la 1ere
Les pôles espoirs sportifs de Nouvelle-Calédonie se retrouvent en repos forcé. Du moins, les entraînements collectifs, interdits pour cause de confinement. Mais les pensionnaires de ces centres d’excellence ne restent pas les bras croisés. A l'exemple des jeunes judokas.
Portes closes au dojo de Magenta. Le lieu d’entraînement habituel pour la quinzaine de judokas du pôle espoir, âgés de treize à dix-sept ans. Désormais, plus question d’utiliser cette salle cadenassée. Tout se passe sur internet. Les smartphones servent de caméras. Les applications, de moyens de partage. 
 

Séances maison

Gérald Chadfeau propose des séances vidéos depuis son domicile. Il répète la gestuelle, le placement des techniques. A l’autre bout des téléphones, les pensionnaires du pôle exécutent. Mais à défaut de leurs partenaires habituels, il leur en faut trouver d’autres. Tout le monde, dès lors, est mis à contribution. Un confinement très collectif !
 

Je leur demande de revenir à cette base bien technique et de s’autocorriger par le biais de la vidéo. C’est de la pédagogie inversée, mais on a quelque chose de positif : avec les images, l’entraîné se voit bien. Et arrive éventuellement, avec l’entraîneur, à corriger sa posture, son geste.
- Gérald Chadfeau, coordinateur du pôle espoir de judo

 

Exercices physiques

Le physique est lui aussi travaillé. Tanguy suit à distance les conseils de son entraîneur Téva Gouriou. Après visionnage des consignes, la mise en pratique se fait comme elle peut.
 

C’est plus compliqué de faire du judo en lui-même, de travailler les techniques. Mais globalement, on peut faire le travail physique à la maison : courir, du gainage ou des exercices assez explosifs. Par contre, tout ce qui est musculation, c’est compliqué si on n’a pas le matériel.
- Tanguy Favennec, pensionnaire du pôle espoir de judo

 

Annulation de compétition

Endurance, puissance, explosivité, et gainage pour éviter les blessures : malgré les circonstances, et l’annulation des championnats de France jeunes, les judokas continuent de travailler d’arrache-pied. Une mentalité exemplaire, en cette période où la résistance de tous est testée.
 

Personne n’a vraiment été préparé à ce genre de problèmes, et on y est. Il faut s’adapter et réagir en conséquence parce que le judo ne s’arrête pas là. Il va falloir qu’on rebondisse et qu’on continue d’avancer. On est des combattants dans l’âme, on ne lâche rien.
- Teva Gouriou, entraîneur du pôle espoir de judo


Reportage de Martin Charmasson et Christian Favennec :
©nouvellecaledonie
 
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