Les barquettes en plastique d'emballage des denrées alimentaires bannies le 1er mai

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Barquettes recyclées recouvertes de films plastiques dans un commerce, à Koné, en Nouvelle-Calédonie
Dans moins d'un mois, les dernières barquettes en plastique destinées à emballer les denrées alimentaires devront avoir disparu des rayons des commerces. ©Gédéon Richard / NC la 1ère
La dernière étape de la loi du pays sur la fin du plastique à usage unique entrera en vigueur, le 1er mai. Elle actera l’interdiction définitive des barquettes en plastique dans nos rayons et des sacs en plastique réutilisables ne possédant pas une certaine teneur en matières plastiques recyclées.

Après les sacs, les pochons, la vaisselle, les cotons-tiges, puis les barquettes des plats à emporter, ce sont, cette fois, toutes les barquettes en plastiques destinées à l’emballage des denrées alimentaires, y compris dans les rayons, qui seront interdites dans les commerces, à compter du 1er mai. La dernière étape de la loi du pays sur la fin du plastique à usage unique, mise en place en 2019.

Mais si depuis, les mentalités ont évolué, les bonnes pratiques, elles, ne suivent pas toujours, comme le fait remarquer Soazic Fleury, trésorière de l’association Zéro déchet NC. "Je reste aussi une consommatrice et je me rends compte que les sacs plastiques circulent encore. Il y a encore certains commerçants qui en distribuent, certaines personnes n'ont pas pris l'habitude de venir [faire leurs courses, NDLR] avec des sacs en tissu", observe-t-elle.  

Un manque de sensibilisation

"Cela a fait évoluer les mentalités, un peu aussi les actes, mais il y a encore du boulot", observe-elle. "Il y a encore pas mal d'actions de sensibilisation à mettre en place pour que cela soit vraiment entériné", poursuit Soazic Fleury.

Présidente de la commission développement durable du Congrès à l’époque au moment de l'adoption de la loi de pays, Nina Julié, de Générations NC, était à l’initiative de cette loi anti-plastique. Elle déplore également ce manque de sensibilisation et de communication.

"Il y a eu de gros progrès en la matière, que cela soit au niveau des consommateurs, au niveau des acteurs économiques, mais je pense que cette loi aurait dû être davantage accompagnée par de la sensibilisation", estime l'élu.

Un certain laxisme dans les contrôles

Malheureusement, à la province Sud et au gouvernement, j'ai l'impression que ce travail n'a pas été fait. Aujourd'hui, je comprends qu'une partie des acteurs économiques se retrouvent un peu seul et au pied du mur, faute d'accompagnement.

Nina Julié, ancienne présidente de la commission développement durable du Congrès

Pour l’association Zéro déchet NC, le manque de contrôle dans les commerces est également la cause d’un certain laxisme. A compter du 1er mai, les sacs en matières plastiques réutilisables et recyclables devront également être constitués pour tout ou partie de matières plastiques recyclées.