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Les brèves du Pacifique

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Clive Palmer dans son Palmer Motorama Vintage Car Museum en 2013. ©ABC
En Australie, Clive Palmer met sa menace à exécution : il poursuit en justice l'ancien administrateur judiciaire de Queensland Nickel... Les campus de l'université de Papouasie-Nouvelle-Guinée à Port-Moresby restent sous la surveillance de la police... Pénurie de kava aux Fidji...
En Australie, Clive Palmer met sa menace à exécution : il poursuit en justice l'ancien administrateur judiciaire de Queensland Nickel. Le magnat minier réclame 1,2 milliard de dollars de dommages et intérêts à l'entreprise FTI Consulting, qu'il accuse d'être responsable de la fermeture de la raffinerie de nickel de Yabulu et du licenciement de ses 800 employés. Des accusations « totalement infondées », se défend FTI Consulting.
En parallèle, Clive Palmer dit être en train de travailler à la réouverture de la raffinerie. L'entreprise Queensland Nickel Sales est même à la recherche de personnel, selon son directeur, Martin Brewster. Si le site de Yabulu rouvre, 500 personnes seraient embauchées, affirme-t-il. Rappelons que l'ancien opérateur de la raffinerie, Queensland Nickel, doit plus de 300 millions de dollars à ses nombreux créanciers.
 
Les campus de l'université de Papouasie-Nouvelle-Guinée à Port-Moresby restent sous la surveillance de la police. C'est « nécessaire pour que les étudiants qui veulent retourner en cours puissent le faire, que les salles de classe ne soient pas bloquées », fait valoir le ministre de l'Enseignement supérieur, Malakai Tabar. Aucun incident n'a été rapporté mardi à Port-Moresby. En revanche, des affrontements ont eu lieu hier sur le campus d'un autre établissement, l'université de technologie de Lae, la deuxième plus grande ville du pays. Selon la radio nationale néo-zélandaise, une personne a dû être envoyée à l'hôpital. Cela fait un mois et demi maintenant que les étudiants papous réclament la démission du Premier ministre, Peter O'Neill, accusé de détournement de fonds publics.

Il y a une pénurie de kava aux Fidji. Et ce n'est pas le cyclone Winston qui est en cause, mais les fermiers, qui ne plantent pas suffisamment de kava, selon le président du comité parlementaire sur les ressources naturelles, Joeli Cawaki. « On veut inciter les jeunes à se lancer, parce que les fermiers se font vieux, ils ne plantent plus comme avant », explique-t-il au Fiji Times. En attendant, pour satisfaire les besoins des consommateurs fidjiens, le kava est importé du Vanuatu.

Aux Tonga, il n'y a plus assez d'argent dans les caisses pour aider les victimes des inondations. De fortes pluies se sont abattues sur Tongatapu, la plus grande île du royaume, le week-end dernier et certaines parties de la capitale ont été inondées. Devant le Parlement, le Premier ministre, 'Akilisi Pohiva, a affirmé que le gouvernement « n'oubliait pas » les sinistrés, tout en regrettant de « ne rien pouvoir faire pour eux, étant donné la situation financière » de l'archipel. Cette déclaration a entraîné un vif débat, certains représentants s'interrogeant notamment sur l'absence d'un fonds d'urgence. 
 
C'est un nouvel échec pour les Samoans américains qui veulent être considérés comme des citoyens américains, et non comme de simples ressortissants : la cour suprême des États-Unis vient de rejeter leur demande, portée par cinq Samoans américains. Ils avaient déjà perdu un premier procès devant le tribunal du district fédéral de Washington, en 2015. Les Samoans américains ont un passeport américain, ils peuvent vivre et travailler aux États-Unis, s'engager dans l'armée, mais certains postes de fonctionnaires leur sont fermés et ils ne peuvent pas voter. Précisons que le gouvernement des Samoa américaines n'est pas favorable à l'obtention de la citoyenneté ; il estime qu'un tel changement menacerait les traditions samoanes.