Les centres équestres attendent de pouvoir reprendre leurs activités

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équitation. Cheval. centre équestre
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Dans cette période de confinement adapté, les activités des clubs sportifs sont toujours interrompues au moins jusqu'au 4 mai prochain. Une situation qui met en grandes difficultés financières les centres équestres à l'exemple de ceux situés en province Nord.
Ce club équestre de Pouembout est fermé depuis plus d’un mois. A cause de la crise sanitaire, pas de cours, pas de stages vacances. Pour sa gérante, aucune entrée d’argent. 
Alors le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie vient d’accepter une dérogation : les propriétaires peuvent travailler leurs chevaux. Mais ce club a peu de propriétaires comme clients.
« Ravie pour les propriétaires. Après, ça ne relance pas du tout l’activité au sein des centres équestres. Au final, ça nous fera peut être quelques chevaux en moins à monter et à travailler dans la semaine, mais ça ne relance pas du tout l’économie du club » indique Chloé Luthringer, gérante de club Les sabots du Pin.
Chevaux
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Dans l’attente des aides

Le problème est le même du côté de l’ACNO, l’association des cavaliers du Nord-Ouest. Avec trente chevaux, ce club de Koné dépense plus d’un million de francs CFP par mois : soins et nourriture des chevaux, eau, électricité, et les salaires de deux employés. Pour son président, l’ACNO n’a pas les moyens de tenir beaucoup plus longtemps.
« Nous sommes plus qu’inquiets parce que bien que l’on ait fait des demandes d’aides, de chômage partiel, qui ont été acceptées, on sait que ces dossiers là peuvent prendre un petit peu de temps » explique Jean-Michel Carre. « Là, on a quand même eu l’herbe coupée sous les pieds, et même au niveau des chevilles. Donc, les prothèses financières qui nous permettront peut-être d’avancer, on ne sait pas quand on les aura ».
Chevaux centre équestre
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Une réouverture espérée pour le 4 mai

En période de confinement adapté, c’est le président du comité régional d’équitation qui a obtenu cet assouplissement. Maintenant, il espère surtout une réouverture des clubs le 4 mai prochain, grâce à un plan de reprise progressive des activités. 
Vincent Fardeau réclame « un protocole très précis sanitaire pour éviter tout geste inconsidéré, mais permettant quand même une reprise des cours dans tous les centres équestres avec des groupes de six, dix, ou maximum douze, à définir si le gouvernement l’accepte, pour que l’activité économique puisse repartir ».
 

Des métiers associés à la filière

Les clubs équestres de Nouvelle-Calédonie sont en difficulté, du coup, de nombreuses activités en pâtissent. Maréchaux-ferrants, vétérinaires, producteurs de foin, éleveurs, la filière équestre génère 600 millions de francs CFP de chiffre d’affaires par an. 
Le reportage de David Sigal, Martin Charmasson et Christian Favennec. 
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