Les touristes sont de retour au gîte de Port-Boisé

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L'été s’installe en Nouvelle-Calédonie et le déconfinement adapté permet, depuis une semaine, la reprise des activités touristiques. A Yaté, les clients ont fait leur retour au gîte de Port-Boisée, le week-end dernier. L’établissement sera resté fermé six mois.

Avec le déconfinement progressif, les activités touristiques reprennent. A Yaté, le Kanua tera ecolodge a retrouvé ses clients, après une année 2021 particulièrement mouvementée. Avec une vingtaine de couverts, dimanche midi, 100% d’occupation des bungalows, samedi, la clientèle est de retour à Port-Boisé.

Cette situation remonte le moral des propriétaires, mais ne permet pas encore d’envisager la rénovation des quatre grands bungalows. Après six mois de fermeture, pour cause de conflit à l’usine du Sud et des deux confinements, les caisses sont vides. "J’ai déjà presque 20 millions de francs CFP de pertes, par rapport à l’année dernière, donc nous sommes obligés d’attendre des jours meilleurs. Dès que nous passerons la barre des 38% à 40% de taux d’occupation, nous pourrons engager des travaux, mais pas avant", explique Eliane Atiti, propriétaire des lieux.

Dans l'attente du référendum

Autre conséquence de cette période mouvementée, Eliane a dû licencier la moitié de personnel, passant de treize à cinq employés. La structure a tenu grâce aux aides de l’Etat et de la province Sud, mais ce sont désormais les touristes qui font vivre le gîte.

"C’est important pour nous de quand même faire du tourisme local, parce que certains secteurs d’activité ont été ‘pris en otage’. Nous, nous avons pu nous maintenir. Donc oui, autant profiter le week-end avec les enfants d’endroits qui peinent à remonter", commente Lindsey Babin. Habitante du Mont-Dore. Venus à douze, ses amis et elle ont réservé quatre bungalows.

Si les affaires reprennent, Eliane se garde bien de crier victoire. Elle sait d’expérience que référendum et tourisme ne font pas bon ménage. "Nous le ressentons. La semaine avant et la semaine d’après [le référendum], nous voyons déjà dans nos plannings que les locaux ne viendront pas nous voir", observe-t-elle. Optimiste mais prudente, Eliane a préparé des packages de fin d’année. Elle les proposera ou pas, une fois le référendum passé.