Prévenir des dangers du numérique sur la sexualité des plus jeunes

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Le 8 février 2022 marque la journée mondiale du "Safer internet day" ou Internet sans crainte. ©Gédéon Richard / NC la 1ère
À l’occasion de la 19e journée mondiale du « Safer internet Day » ou Internet sans crainte, l’Agence sanitaire et sociale de la Nouvelle Calédonie et l'OPT lancent une vaste campagne de communication sur les dangers du numérique sur la sexualité, notamment des plus jeunes.

À l'heure de l'utilisation massive des réseaux sociaux, l'Agence sanitaire et sociale et l'OPT se réunissent pour une campagne de communication autour des dangers du numérique, sur la sexualité des plus jeunes. 

En Nouvelle Calédonie, 69.7% de la population est connectée sur les réseaux sociaux, et la cybersexualité chez les adolescents et pré-adolescents peut s'avérer dans certains cas dangereuse. 

"Il y a très peu de contrôles parentaux"

Sur le territoire, plus d'un jeune sur 3, soit 39.4% des 10-18 ans avoue avoir déjà vu des images ou des vidéos pornographiques sur internet. "Il y a très peu de contrôles parentaux installés sur les postes", précise Kévin Bereau, chef de projet en santé sexuelle et affective, à l'agence sanitaire et sociale.

"En Nouvelle-Calédonie, quand on fait du streaming, on peut être confronté involontairement à du contenu pornographique via du pop-up. Cela entraîne des traumatismes chez les enfants qui n’ont pas voulu voir ces images, ils ne sont pas préparés psychologiquement. Par exemple, un enfant de dix ans qui regarde des images pornographiques, pour lui, c’est la réalité. Et du coup, plus tard, il va reproduire ces mêmes schémas".

Revenge porn

L'utilisation d'internet évolue ces dernières années. Les smartphones et applications de partage de photos entraînent des pratiques dangereuses comme le Revenge porn : la diffusion de contenus intimes au plus grand nombre.

"Quelqu’un qui est victime de Revenge porn, il va s’isoler socialement, il peut être en dépression ou avoir de l’anxiété. Et ça peut aller jusqu’à développer des addictions voire des suicides. On sait qu’il y a ce problème en Nouvelle-Calédonie. On sait que cela prend de l’ampleur, mais on ne l’a pas encore mesuré", explique Kévin Bereau.

"C’est difficile à documenter, car les personnes ne connaissent pas les démarches à faire pour se protéger. Il faut tout de suite aller voir la gendarmerie ou la police pour porter plainte".

Et pour sensibiliser aux dangers de la cybersexualité, l'agence sanitaire et sociale en lien avec l'OPT, diffusera tout au long de l'année des tutoriels et des vidéos, à destination des parents et des adolescents.

Le reportage de Lizzie Carboni