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Une gendarme blessée à la tête lors d’une intervention à Ouvéa

justice
Ouvéa
©Georep
Six suspects comparaîtront vendredi au tribunal de Nouméa. Ils sont poursuivis pour avoir frappé lundi deux mobiles en poste en Nouvelle-Calédonie, lors d’une patrouille à la tribu de Banutr, à Ouvéa. 

 
Les gendarmes de la brigade de Fayaoué étaient partis ce lundi 16 septembre pour une simple patrouille mais celle-ci a mal tourné. Deux des militaires ont été pris à partie par un groupe de personnes. L’un des gendarmes mobiles a reçu un coup de poing tandis que l’adjudante, chef de patrouille, a été frappée à la tête avec une pierre. La militaire a été examinée au Médipôle mais ses jours ne sont pas en danger. 
 

Un mois après le meurtre à la station-service 

A l’origine de cet incident, une simple intervention sur la route provinciale provinciale n°2, qui mène à l'aérodrome, où un attroupement avait été signalé en début d’après-midi, à hauteur de la tribu de Banutr. Interrogés par les gendarmes, des jeunes originaire du Nord d'Ouvéa ont expliqué vouloir « en découdre » avec un groupe rival du sud de l’île, explique le procureur de la République Alexis Bouroz dans un communiqué envoyé ce matin. En cause : le coup de couteau mortel dont l’un des leurs a été victime devant la station-service Banutr, le 19 août. 
L’intervention semblait se passer calmement lorsque, « pour une raison inexpliquée, un jeune a porté un coup de poing à un des deux gendarmes mobiles présents », précise le procureur. Alors que le militaire a répliqué en utilisant son gaz lacrymogène, sa collègue a été frappée à la tête et leur véhicule de service a été saccagé puis incendié. 
 

Sauvés par leurs collègue en repos

Les trois militaires en intervention ont pu être être pris en charge par trois autres gendarmes qui n’étaient pas en service et passaient par hasard à proximité des faits. 
L’enquête a été confiée à la section de recherches. Six hommes, âgés d'une vingtaine d'années, ont reconnu les faits à des degrés divers, lors de leur garde à vue. Ils seront présentés dans la journée devant le juge des liberté et de la détention. Leur comparution devant le tribunal correctionnel de Nouméa est fixée à vendredi. Ils sont poursuivis pour violences avec trois circonstances aggravantes, autrement dit l’usage d’une arme, en réunion et sur une personne dépositaire de l’autorité publique), ainsi que vol en réunion et dégradations par moyen dangereux pour les personnes visées. Ils risquent jusqu'à dix ans de prison. 
 




 
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