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Dispute mortelle à Canala: le frère suspecté a dû être hospitalisé

Fracture de la rate et du foie, pneumothorax… Le jeune homme soupçonné d'avoir frappé mortellement son frère dimanche, à Canala, a été opéré en urgence et sa présentation au juge d'instruction a été reportée: il aurait été passé à tabac avant d'être remis aux gendarmes.

L'entrée du Médipôle. © NC la 1ère
© NC la 1ère L'entrée du Médipôle.
  • F.T.
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L'homme qui a été remis aux gendarmes de Canala lundi soir, par des membres de sa famille, n'a pas encore été présenté devant le juge d'instruction. Et pour cause: il a dû être hospitalisé en urgence. «Il apparaît que le mis en cause a subi des violences relativement conséquentes postérieurement aux faits qui lui sont reprochés», indique le procureur de la République dans un communiqué diffusé ce mercredi soir. 
 

Une autre enquête

Bref, il semble que le jeune homme soupçonné d'avoir mortellement frappé son frère au sabre d'abattis ait été violemment astiqué avant d'être livré. «Une enquête distincte a été confiée en conséquence aux militaires de la gendarmerie», ajoute Alexis Bouroz après avoir donné des précisions. 
 

Pas décelé à première vue

Au moment de son arrestation, le suspect présentait une blessure à l'arcade sourcilière. «Il a été conduit au dispensaire, décrit le procureur, où il a reçu les soins par le médecin qui constatait alors la compatibilité de l'état de santé de l'intéressé avec une mesure de garde à vue.» Mais une nouvelle visite médicale a dû être ordonnée après le début de sa garde à vue, alors qu'il commençait à présenter «un affaiblissement sérieux et un tableau clinique inquiétant»
 

Des lésions «non décelables»

Elle a révélé des lésions plus discrètes, «en particulier une fracture de la rate et du foie et un pneumothorax». Au point qu'«une intervention chirurgicale a été nécessaire», précise le procureur en ajoutant que «les jours de l'intéressé ne sont plus en danger» et en saluant «la réactivité des gendarmes et des médecins». «La présentation devant le magistrat instructeur se fera donc ultérieurement lorsque son état de santé le permettra. Il reste néanmoins sous surveillance.»

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