Ce dessert traditionnel à base d'igname sauvage

patrimoine hienghène
Confection du niwa, octobre 2018
©NC la 1ère / Marguerite Poigoune
L’igname sauvage, «niwa» en langue de Hienghène, était autrefois préparée par les familles. De nos jours, des habitants savent encore confectionner ce plat: le tubercule est râpé et réduit en purée, pour être ensuite consommé avec du miel.
A l’aide d’une coquille de palourde, Mélanie Mandjia retire la peau des ignames sauvages cuites. Puis cette habitante de la tribu de Tiendanite les met directement dans une bassine d’eau. Chez elle, on appelle «niwa» cette liane sauvage. Et Mélanie utilise le tubercule pour confectionner son plat. «On ne la plante pas, précise la mère de famille. On cherche dans la brousse, on trouve. Et on ne prend pas le fruit, on prend seulement le tubercule.»
 

Faire partir l'amertume

Commence alors le travail de préparation. «Mettre dans la marmite, faire bouillir, gratter avec le coquillage et ensuite gratter sous le robinet, pour que le goût amer parte.» Mélanie Mandjia laisse reposer la pâte toute une nuit. Et le lendemain, elle enveloppe le niwa, dans des feuilles de palmiers de forêt. Dessert qui se mange avec du miel ou du sucre, cette recette était souvent cuisinée, autrefois.

Le reportage radio de Marguerite Poigoune.
Les Outre-mer en continu
Accéder au live