VIDÉO. Immersion calédonienne : plongée dans l'univers du Diahot

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Immersion calédonienne sur le Diahot ©NC La 1ère
NC la 1ère vous fait découvrir l'unique fleuve de Nouvelle-Calédonie.

En ces derniers jours de septembre, la lumière du soleil se faufile entre les vapeurs de brume qui s'élèvent du Diahot. L'unique fleuve de Nouvelle-Calédonie se pare alors au petit matin d'une ambiance feutrée, comme si quelqu'un était occupé à lui choisir les couleurs qui vont habiller sa journée. 

À près de 40 kilomètres de Koumac, le centre du village de Ouégoa se réveille sous les rares éclats de voix provenant du marché. Autour d'un café chaud, ceux qui vivent sur les bords du Diahot se retrouvent. 

Le Diahot, ça représente beaucoup de choses, c'est notre gagne-pain"

Suzanne Mezières - membre du marché de Ouégoa

De la montagne à la mer

Le Diahot, long de près de 89 kilomètres, prend sa source sur le flanc ouest du Mont Panié. C'est un fleuve riche d'une incroyable biodiversité, qui change au gré des pluies et des sécheresses. Les tribus situées dans la Chaîne non loin de sa source en savent quelque chose. Les récentes inondations ont ravagé les cultures qui faisaient la fierté de Christiane Malouma. Malgré tout, elle garde en tête que ces pluies ne sont que ponctuelles et pour elle, l'essentiel est que l'eau ne vienne jamais à tarir. 

L'eau nous nourrit, elle nous soigne. Sans le Diahot, on ne serait pas là aujourd'hui.

Christiane Malouma

À 45 minutes de route du village de Ouégoa, le district de Paimboas, 500 âmes au dernier recensement. Ici, la vie dépend pour l'essentiel de l'humeur du Diahot. Pour les gens de l'endroit, les crues sont inévitables mais ils parlent du fleuve comme si c'était une personne. Ils s'identifient à ce cours d'eau, dont l'histoire est attachée à celles des clans qui détiennent des savoirs sur les pierres de magie liées au tonnerre et à la pluie. Chez les Paimboas, on parle de "peuple du fleuve visible et invisible". 

Enjeu touristique

Richard Martin et son père proposent des excursions axées sur le patrimoine historique et écologique du fleuve. Enfant de la commune et bercé par les histoires racontées par ses grands-parents et les gens des tribus, Richard prend soin des symboles. Comme un livre ouvert, il dévoile également l'histoire de l'extraction minière qui s'est déroulée dans les environs. Une activité qui a drainé des populations entières à la fin du XIXe siècle.

Il y avait entre 250 et 300 personnes qui vivaient ici

Richard Martin - promoteur touristique

Symbole de vitalité, le Diahot, secret et majestueux, continue de fasciner des générations entières.