Parole libérée ou l'histoire d'une métisse kanak à la recherche de ses racines

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Les deux cousines à la recherche de leur passé
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Ce n'est pas toujours facile d'être métisse en Nouvelle-Calédonie. L'histoire personnelle de Charlotte Desfontaine, 30 ans en est l'ilustration. Metisse kanak elle a grandi à Bordeau, mais sa mère ne lui a pas beaucoup parlé de sa culture. Elle est venue en Calédonie à la recherche de ses racines.
L'histoire personnelle des métisses engendre parfois des situations compliquées voire cruelles face au choix de vie d'une communauté à l'autre. 
 

Née de père français et de mère kanak elle part à la recherche de son histoire

Charlotte Desfontaine a 30 ans. Née de père européen et de mère kanak, elle connaît bien le dilemne des métisses, puisqu'à Bordeaux où elle a grandi, sa mère évitait de lui parler de ses racines kanak.

Charlotte Desfontaine dans ces recherches
Charlotte Desfontaine recherche dans les archives de son grand-père l'histoire de sa mère ©NC1ERE

Originaire de Pouebo et membre du clan Boiggivi, la mère de Charlotte quitte la calédonie en 1974 avec le médecin en poste de Ouégoa, elle passera quelques 10 années en Afrique avant de rentrer en France. Deux filles naissent de cette union, aujourd'hui sa fille Charlotte a décidé de retourner en Calédonie pour en apprendre plus sur l'histoire de sa mère.

1er voyage pour Chloé boiguivi à Pouébo

Charlotte n'est pas seule dans son voyage, sa cousine Chloé Boiguivi est du voyage. Le père de Chloé parti en métropole pour l'armée, y a vecu pendant 30 ans. Il est décédé recemment. C'est le premier voyage de Chloé en Calédonie, qui veut apprendre à connaître sa famille et l'histoire du clan.

Charlotte et sa cousine Chloé à la recherche de leurs racines
Charlotte et sa cousine Chloé lissent les lettres de leur grand-père ©NC1ERE


Un documentaire et un livre racontera l'histoire de Charlotte et Chloé


Charlotte a donc décidé d'enquêter elle même au sein de son autre famille, le clan Boiguivi à Balade. Une quête qui fera l'objet d'un documentaire et d'un livre déjà titrés "Parole libérée".

Le reportage de Jean Noël Mero

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